Comment être heureux ? C’est la question que tout le monde se pose… Le bonheur est la denrée la plus convoitée dans notre société. Mais force est de constater que nous ne sommes pas tous égaux face au même vécu. Quand certains sont d’irréductibles optimistes, d’autres sombrent dans la déprime au moindre coup du sort… Serions-nous les seuls responsables quant à notre félicité ou y aurait-il des causes extérieures en jeu ? Cette état mystérieux pourrait-il être apprivoisé ? Enquête…

L’origine du bonheur

 

Apparemment, c’est comme une recette de gâteau. Prenez :

  • 50 % de génétique
  • 40 % de perception
  • 10 % de circonstances de vie

et vous savez de quoi le bonheur est constitué.

Oui, mais est-ce immuable ? Quand on lit que 50 % de notre capacité à être heureux dépend de notre héritage familiale biologique, on aurait tendance à croire qu’il s’agirait uniquement d’un jeu de « pile ou face » ?

Or bonne nouvelle : tout héritage n’est pas figé dans le marbre. Il provient du « bain » de conditionnements et d’habitudes dans lequel nous avons grandi, hérité de nos parents et de nos ancêtres avant eux. De leurs vécu traumatique transmis… Ce fameux héritage qui s’apparente souvent à une course de patate chaude inconsciente, un relais sans fin dont nous sommes l’aboutissement.

Mais on peut le travailler et s’en libérer.

Les 40% de perception désignent notre capacité d’interprétation à propos d’une chose qui nous arrive. En fait, notre état d’esprit est bien plus important que la situation réelle (qui ne compte qu’à hauteur de 10%). Que faisons-nous d’un événement ? Nous effondrons-nous au moindre obstacle ? Ou faisons-nous comme l’enfant Obama balancé dans un puits et qui remonte en éclatant de rire au visage des enfants qui l’y ont poussé ? Voyons-nous le verre à moitié vide ou à moitié plein ?

 

Là encore, tout est une question d’état d’esprit et de croyances qui découlent directement des premiers 50 % et de l’ambiance familiale.

Et on peut aussi les transformer.

 

Et enfin, seuls 10 % dépendent de l’extérieur (aspect physique, météo…) Certains mettent aussi dans ces 10 %, la quantité d’argent disponible, or nos croyances auto-limitantes face à l’argent et provenant de nos origines, sont aussi un sujet passionnant à éliminer et que j’aborde dans mes stages sur la relation à l’argent !

C’est quoi le bonheur ?

Au risque d’enfoncer des portes ouvertes : c’est éprouver un maximum de joie, donc ne pas être triste, coupable, en colère… Comment y parvient-on ?

 

 

1°/ Il est important de ne pas vouloir contrôler la Vie. Car il est impossible de tout maîtriser. A un moment donné, si la vie vous emmène vers autre chose et que vous freinez des quatre fers, faites taire votre peur et écoutez ce que la vie a envie d’exprimer à travers vous ! Plus tôt vous atteindrez un certain lâcher-prise quant aux événements qui surviennent, et plus tôt vous goûterez à une certaine sérénité et épargnerez votre énergie. Pratiquez l’Aïkido existentiel au lieu de faire constamment du Karaté !

2°/ En vivant en cohérence avec soi et en prenant conscience de ce qui est essentiel dans notre existence. En déployant notre Etre profond, au-delà des conditionnements sociaux-culturels reçus. Car certes nous héritons de nos aïeux, mais si on n’est pas responsable de tout ce qui nous arrive, on est responsable de ce qu’on en fait !

 

« Le bonheur : c’est réaliser sa nature profonde. » – Spinoza

3°/ En faisant un travail de recherche intérieure pour se connaitre.  Afin d’apprendre quels sont nos qualités, nos talents, nos forces afin de s’estimer et de mieux choisir ce que nous voulons mettre dans notre vie en cohérence.

4°/ En se réconciliant avec SOI. En ayant déjà une intention sincère d’apaisement en SOI, pour SOI et donc en réparant nos blessures. Nous commenceront à goûter le moment présent avec de plus en plus de sérénité et de joie.

5°/ En étant attentif un maximum au PRESENT, vivre en conscience. Pour être heureux, il faut être attentif et présent à ce qu’on fait (notre cerveau va alors sécréter de la dopamine et de la sérotonine qui sont des anti-dépresseurs naturels). Et le fait d’arrêter de JUGER les autres non seulement vous aidera mais vous fera un bien fou !

5°/ En étant généreux. En étant tourné vers l’autre. Des études ont prouvé que les gens généreux sont plus heureux que les autres. Le bonheur des autres est contagieux et s’il est le fruit de notre action, cela donne du sens à notre vie. Et si en plus nous participons à améliorer le monde, que demander de plus ?

6°/ En arrêtant de vouloir changer les autres. On ne peut pas aider quelqu’un qui ne le veut pas. Soit vous décidez de changer vous-même, soit vous ne fréquentez plus les gens qui vous posent problème.

7°/ En ne cherchant pas le bonheur à tout prix ! Car la souffrance est la différence entre ce qui est et ce que j’aimerais qui soit. Voir le bonheur comme un Graal absolu nous amène souvent à le chercher avec trop de mental et en dehors de soi. Or, il faut avant tout se reconnecter à nos ressentis et à notre corps pour le trouver.

Pourquoi vouloir le bonheur ?

Comme le dit Spinoza, chaque être vivant persévère et fait un effort pour grandir durant toute sa vie. Il a naturellement envie de s’élever et de transcender sa condition vers plus de joie et de bonheur afin que ceux-ci occupent le plus de place possible. Et cela demande bien sûr un travail sur soi.

Quand Joanna Quelen a proposé son sujet de TEDx sur le bonheur, les organisateurs lui ont demandé « pourquoi ce choix » ? Après quelques instants de réflexion, elle a spontanément répondu : « parce que la Mort ! »

Ainsi, dans cette présentation intimiste, Joanna nous parle de son parcours vers le bonheur, de sa prise de conscience existentielle. Un cheminement qui l’a amenée à se choisir Elle au final.

Comment prendre conscience de l’essentiel pour soi ?

Comment savoir quand on est heureux ?

Ecoutez plutôt…