Comment retrouver son pouvoir personnel ?

Comment retrouver son pouvoir personnel ?

et devenir fort et libre

Mary Mann

Le pouvoir personnel désigne notre puissance d’action. Quand nous venons au monde, notre potentiel est fort. Or au fur et à mesure des épreuves, notre force diminue, voire notre étincelle de vie. A cela s’ajoutent les croyances limitantes inculquées par notre famille, sur notre valeur personnelle et nos capacités… Tout ceci façonne des peurs… Et nous devenons l’ombre de nous-mêmes, traversant la vie tels des fantômes tristes, ne sachant plus qui nous sommes et ne pouvant plus agir pour le mieux. Mais rien n’est perdu ! Comment retrouver son pouvoir et sa liberté pour se sentir vivant et heureux ?

Ce pouvoir personnel est notre puissance et il est directement lié à notre complétude. Cela fait appel à des notions chamaniques : à notre naissance, nous sommes complets, UN. Et notre âme est comme un miroir auquel il ne manque aucun morceau. Or au fil des épreuves, ce miroir prend des coups et perd des fragments, affectant directement notre force, voire notre étincelle de vie.

Plus nous sommes dans ce pouvoir personnel, plus nous nous construisons une vie qui est cohérente avec nous-mêmes et plus nous sommes forts et heureux ! Mais pour retrouver notre complétude, il faut souvent déconstruire nos croyances, et dépasser nos freins pour se reconstruire :

 

1-Guérir ses blessures de l’âme

 

Vous avez peut-être entendu parler des 5 blessures de l’âme développées par Lise Bourbeau ? (le rejet, l’abandon, l’humiliation, la trahison et l’injustice). Nous avons tous plusieurs de ces blessures (2 ou 3), mais selon notre vécu et notre personnalité, elles ont laissé des bleus à notre âme plus ou moins importants. Cela conditionne notre image de nous-même et notre relation aux autres.

Quand j’accompagne en thérapie des clients blessés par la vie, je vois clairement un AVANT et un APRES.

Pour les plus abîmés par la vie, au début, ils arrivent tels des enveloppes vides. Ils sont profondément tristes et quand certains cachent leur état sous un masque jovial et social, d’autres ressemblent à des lanternes soufflées par la brise. Il manque l’étincelle.

Parfois, l’Ego a pris toute la place et le mental turbine à plein régime pour empêcher toute connexion à l’enfant intérieur meurtri. Ils ne savent plus qui ils sont véritablement et n’ont plus vraiment de plaisir dans la vie. Ils ont beaucoup de mal à être en présence d’eux-mêmes dans le silence car entendre l’âme qui tenterait de s’exprimer alors est une souffrance. Ils mettent toujours un bruit de fond, TV, radio…

D’autres, cherchent compulsivement à remplir leur vide intérieur par une frénésie d’activités ou de possessions.

Mais dans tous les cas, souvent ils ne sont pas capables de dire « je m’aime ». Cela les fait souvent fondre en larmes.

Comment vivre ainsi quand on sait qu’il est important de s’aimer pour avancer et être heureux dans la vie ? Pour se déployer dans la vie ?

Il est essentiel de réparer les blessures vécues, puis de recoller les morceaux qui sont partis à cause des épreuves et des dénigrements familiaux parfois dès la petite enfance.

Quand l’individu est prêt, les morceaux du miroir brisé peuvent revenir spontanément à lui. Il peuvent aussi revenir lors d’un soin énergétique. Par exemple, à cette occasion, il m’est déjà arrivé de retrouver soudain l’image d’une petite fille pure dansant dans la neige et de ré-insuffler cet être pur à sa propriétaire…

2-Changer ses croyances limitantes

 

Photo by Jeanne Menj

Nos croyances limitantes viennent souvent de très loin. On peut aussi les appeler croyances fondamentales car elles sont si fortes qu’elles influencent directement nos pensées et nos émotions, façonnant ainsi notre vision du monde et de nous-même.

Prenez par exemple ceux qui ont une piètre estime d’eux-mêmes. Ils aurons beau changer de coiffure, de garde-robe, perdre 5 kilos, acheter une plus grosse voiture ou une Rolex, quand leur propre estime ne tient qu’à des éléments extérieurs, le bien-être retiré ne durera pas et il leur en faudra toujours plus ! Pire encore, si un jour tout s’effondre, que restera-t-il de cette « valeur » ?

Il en va de même dans d’autre domaines : comment mener à bien des projets quand durant toute son enfance on s’est entendu dire « tu es nul, tu ne feras jamais rien de bien dans la vie, etc. » ?

Imaginez que vous ayez souffert de la blessure de l’âme d’abandon, et que vous pensiez inconsciemment « On me laisse toujours tomber ». Comment voulez-vous vivre votre vie amoureuse de manière sereine alors que vous attendrez de votre partenaire qu’il comble le trou béant laissé par cette blessure d’abandon dans votre cœur jusqu’au jour où, votre partenaire épuisé s’en ira ?

Par cet acte, il viendra donc confirmer votre croyance auto-réalisatrice d’abandon. Et si vous ne vous libérez pas de ce schéma, il y a fort à parier que vous ferez de même avec votre prochain partenaire !

Comment être heureux alors et construire une vie satisfaisante et harmonieuse quand on n’est pas soi-même structuré et équilibré, libre de ses conditionnements destructeurs ?

Autre exemple, vous êtes-vous déjà relooké(e) de la tête aux pieds, avec la ferme intention de laisser le passé derrière vous ? De changer de peau ? Vous vous sentez bien pendant un temps et puis… vos vieux démons reviennent au galop. La petite voix d’auto sabotage (le Juge) qui vous a pourri la vie revient telle un petit démon « t’es trop gros(se), t’es moche etc. ». C’est comme dans l’ancienne pub de la vache qui rit  » Trop ceci, trop cela, trop typé, trop gros ! Non mais ça va pas la tête ?… » Et ça ne va toujours pas !

Un nouveau look pour une nouvelle vie, vraiment ?

C’était le titre prometteur d’une émission bien connue ! Si cette promesse peut se révéler vraie pour des personnes qui ont juste un souci pour marier les couleurs ou pour qui s’habiller est juste ne pas être tout nu, il n’en va pas de même pour les personnes en surpoids ou qui se sont senties dévalorisées toute leur vie. Bien souvent, un relooking seul ne sera pas suffisant pour aller vers une nouvelle vie !

Imaginez que vous ayez subi des brimades toute votre enfance et que dans votre glace, malgré votre Relooking, vous ayez inconsciemment ces remarques négatives à l’esprit ! Comme elles ont façonné l’image que vous avez de vous-même, ce n’est pas le reflet du miroir que vous verrez mais bien une image déformée : c’est comme les anorexiques qui se voient toujours trop gros.

Comme le dit Mélanie Calvez relookeuse talentueuse du Finistère (Renovoo relooking) : « le Relooking peut faire émerger des blessures de l’âme et être l’occasion d’un travail sur soi salutaire ». En effet, il est important de lustrer les deux faces d’une même pièce pour qu’elle brille ! Sinon c’est comme mettre du lino sur un parquet vermoulu ! Ça fait meilleure impression, mais fondamentalement rien n’a changé et le sol est toujours aussi abîmé et fragile en-dessous !

3- Vaincre vos peurs

 

La peur est une émotion terrible. Sentez combien votre corps se rétracte quand vous ressentez la peur. Rien n’est possible ou alors dans la souffrance. Il y a la peur d’une situation nouvelle, légère, le trac du débutant. Et il y a l’autre peur, celle qui est chronique. Celle qui paralyse et rend malade. Le ventre noué, les mains moites, les nausées…

La peur des autres, de mal faire, d’être rejeté… Elles font souvent échos à nos blessures de l’âme et à nos croyances.

Quand la peur atteint son paroxysme, on peut voir des phobies tentaculaires terrasser littéralement une personne ! C’est la panique du patient qui doit passer une IRM mais qui s’enfuit à toutes jambes à cause de sa claustrophobie. C’est la phobie scolaire qui se développe à cause de la maltraitance et du harcèlement qu’un enfant peut subir à l’école. Ou encore la phobie suite à un accident, un traumatisme violent.

Au final, on touche souvent à la peur de mourir ou de ne pas être aimé, de ne pas exister et de ne pas pouvoir être libre et soi-même.

Soit vous avez peur d’affirmer ce que vous êtes ou de vous rencontrer, soit l’avenir vous tétanise et vous vous sentez dépassé, soit vous ne savez plus qui vous êtes car la vie a fait que vous vous êtes complètement éloigné de vous-même et qu’il est temps de vous reconnecter. Quand on n’est plus au centre… on se perd de vue, on ne sait plus s’écouter et c’est le mental, nos croyances, la volonté des autres et la peur qui guident nos actes. Mais le plus important est de comprendre qu’il est normal d’avoir peur dans une certaine mesure, or ce qui ne l’est pas, c’est qu’elle dirige votre vie !

4- Ce que vous changerez à l’intérieur se verra à l’extérieur

Quel que soit le contexte, quand on aspire à revivre, à un renouveau dans notre vie, il faut toujours que le changement vienne de l’intérieur pour qu’il soit durable à l’extérieur. Car nos croyances déterminent la façon dont nous vivons les événements qui se présentent ainsi que ce que nous en ferons par la suite.

 

En s’affranchissant de toutes ses chaines, on peut enfin se réaliser dans la vie !

C’est en se libérant de ses blessures, de ses peurs et de ses croyances qu’on retrouve sa liberté ainsi que son pouvoir personnel et qu’on est pleinement heureux ! Car notre pouvoir personnel c’est notre puissance sur les choses, notre capacité à décider pour nous, de ce qui est bon pour nous, de ce que nous voulons.

Il conditionne notre énergie vitale, notre capacité à poursuivre nos rêves et à satisfaire nos besoins ! Quant à notre liberté intérieure fièrement gagnée, elle se verra à l’extérieur.

Quand nous sommes UN, nous sommes nous-mêmes et ne faisons qu’un avec la vie.

On se sent vivant et pleinement heureux !

Et nous pouvons danser avec la vie !

Comment danser avec la vie ?

Comment danser avec la vie ?

P.E.A.T.

ou l’art de se transformer pour renaître et mieux vivre !

Mary Mann

Buddha l’a dit : la vie c’est l’impermanence. Et nous devons tous mourir à nous-mêmes plusieurs fois dans une vie, nous transformer pour évoluer et mieux renaître. La vie n’en est que plus savoureuse ! C’est pourquoi je parle librement de la mort : la mort physique mais surtout symbolique ! Mais pour beaucoup, le sujet de la mort est tabou car ils oublient que la mort fait partie de la vie ! Pourtant, l’ignorer ne la fera pas disparaître comme par enchantement. Il suffit de l’accepter pour évoluer et vivre plus intensément. Alors dansez avec la Vie !

La Mort/La Vie : une danse éternelle

 

La conception de la mort est très culturelle : en Orient, le contraire de la mort n’est pas la vie mais la naissance, car on conçoit qu’il y a un après et que notre existence n’est qu’une expérience dans une destinée plus vaste…

En Occident, on oppose la mort à la vie. On est dans la dualité : soit on est mort, soit on est en vie ! En dehors de ce raisonnement, point de salut ! Ce qui fait que beaucoup de gens ont peur de mourir. D’ailleurs, rien que l’idée d’en parler les terrorise (c’est comme pour Voldemort dans Harry Potter, chuuuuttt ! Celui dont on ne dit pas le nom…).

surprise

Eh bien désolée, mais non, ça ne marche pas comme ça : la mort fait partie de la vie ! Et la mort n’est pas une fin en soit tant au niveau spirituel que physique. Elle fait partie d’un cycle immuable de transformation naturelle. Partout où nous marchons, il y a eu des humains, des animaux, qui sont morts… Nous marchons sur eux et notre nourriture pousse dans une terre alimentée par nos ancêtres

 « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme » disait Lavoisier. C’est vrai pour la matière mais cette loi vaut aussi pour notre vie qui est faite de multiples morts symboliques qui ne sont que des étapes de transformation qu’il convient d’accueillir pour évoluer. Ne dit-on pas que toute chose qui se termine contient en elle les germes de la suivante ?

Contempler sa mort pour vivre pleinement

 

étonnée Mais quelle que soit notre croyance sur l’après-vie, le constat est là : on a peur de mourir physiquement que si on n’a pas assez vécu ou si on n’a pas vécu suffisamment comme on l’aurait voulu. Françoise Dolto a dit : « Avoir peur de la mort, finalement c’est avoir peur de vivre ».

Et c’est souvent ce à quoi les gens ont peur de se confronter.

D’ailleurs, beaucoup de gens s’affairent partout, tout le temps, à d’innombrables activités, mettant la radio, la TV en bruit de fond pour fuir le silence, la solitude mais surtout leur vérité intérieure… On ne sait jamais, des fois qu’ils se retrouvent seuls avec eux-mêmes ! Ca pourrait ficher les j’tons que des questions existentielles surgissent d’un coup, au détour d’un couloir :

« Qui suis-je ? »
– Hein ? Quelqu’un m’a parlé ?
Où vais-je ?
– Quoi ? Mais qui parle ?
Quel est le sens de ma vie ?
– Mais ça suffit à la fin !
Qu’est-ce que j’fous là ?
– Bon y’en a marre j’vais mettre la télé pour le bruit de fond !
Dans quelle étagère ? (merci Coluche !)… »
-… »

Même Bouddha rigole !

Beaucoup de gens se remettent en question à des âges charnières, 30, 40, 50 ans, voyant que le temps file à toute vitesse, ils prennent conscience de certaines choses, de leurs regrets. Mais certains évitent le sujet de leur propre finitude toute leur vie et font un bilan existentiel seulement une fois au pied du mur… (Top 5 des regrets des mourants).

C’est souvent la vie, par le biais de la confrontation à la mort, qui nous amène à faire notre bilan existentiel : un proche décède brutalement ou encore, on est soudain confronté à une maladie grave pour soi-même ou dans son entourage…

Cela nous amène souvent à nous remettre en question d’un coup, à regarder notre vie dans son ensemble puis à poser des actes forts pour changer des choses qui ne nous conviennent pas et vivre d’avantage en cohérence !

« Ne prenez pas la vie trop au sérieux, de toute façon, vous n’en sortirez pas vivant» (Bernard Le Bovier de Fontenelle). »

Avouer ses failles, ses faiblesses n’est pas facile, de même qu’accepter sa propre finitude et y faire face. Néanmoins, cette prise de conscience arrive tôt ou tard pour chacun d’entre nous.

Comme le dit Alan Watts dans « Eloge de l’insécurité » : « Abandonner toute tentative pour se soustraire à la finitude et à la mortalité est une étape régulière et normale sur la route de l’esprit. » Mais cela demande du courage et de l’honnêteté. Néanmoins, c’est une occasion de croissance formidable qu’il nous appartient de saisir…

Bouddha est-il mort… de rire ?

La mort : dernière étape de croissance

 

C’est ce que disait Elisabeth Kübler-Ross, la célèbre thanatologue qui a accompagné des centaines de gens en fin de vie. Elle parlait de la mort physique mais cela est aussi valable pour la mort symbolique. Notre propre mort à nous-même est une occasion formidable de renaissance. La vie est un changement perpétuel, nul ne peut rester dans le même état pour la vie.

Cette vision n’est pas nouvelle : le bouddhisme dit bien que « la seule chose qui soit permanente, c’est l’impermanence ». Il est important d’intégrer cela, en notre chair, car cela nous permet de vivre plus intensément, dans l’instant et en connexion plus forte avec le monde.

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Dans « Le livre tibétain de la vie et de la mort » Sogyal Rinpoché a écrit : « Avez-vous réellement compris et réalisé, la vérité de l’impermanence ? L’avez-vous si parfaitement intégré dans chacune de vos pensées, chacune de vos respirations, chacun de vos mouvements, que votre existence en a été transformée ? Posez-vous ces deux questions : est-ce que je me souviens à chaque instant que je suis en train de mourir ainsi que toute personne et toute chose et est-ce que je traite en conséquence tous les êtres, à tout moment, avec compassion ? Ma compréhension de la mort et de l’impermanence est-elle devenue si vive et si aiguë que je consacre chaque seconde de mon existence à la poursuite de l’éveil ? Si vous pouvez répondre par l’affirmative à ces deux questions, alors oui, vous avez réellement compris l’impermanence »

« la seule chose qui est permanente, c’est l’impermanence. La vie c’est le changement ! »

Mourir à soi-même pour renaître

 

Nous mourons tous à nous-mêmes constamment et ce, de manière plus ou moins importante, mais toujours afin d’évoluer et de continuer notre route vers l’épanouissement, grandir !

Alors laissez la transformation se produire quand elle vous appelle et ne freinez pas des quatre fers à cause de la peur ! Au contraire, accompagnez le mouvement, soignez l’initiateur du changement et servez-vous de son énergie pour instaurer du renouveau dans votre vie ! En résumé, dites-vous : le changement c’est maintenant ! (Rien à voir avec le PS :-))

Prenez conscience de votre propre fin inéluctable et si vous répondez NON à la question de Steeve Jobsdécidez de Vivre réellement Votre vie ! Et si cela implique un changement, allez au devant de lui, prenez-le à bras le corps !

Car résister à la transformation équivaut à ne pas être en vie et à mourir à petit feu ! Quand on est malheureux dans une période de sa vie et qu’on aspire à autre chose, plus on attend, plus notre étincelle de vie est malmenée : l’ego et le mental prennent le dessus et nous enferment dans des peurs, une cage

se cacherVos auto-saboteurs, qui sont vos programmes internes pour maintenir le statu quo, tournent à plein régime pour que vous restiez exac-te-ment dans la même situation par peur de l’inconnu.

On s’invente des excuses pour éviter de passer à l’action. On se berce d’illusions pour maintenir la situation « mais si ça ne va pas si mal, oh et puis je ne suis pas si malheureux quand je vois les autres, y’a pire que moi… » etc.

D’expérience, je sais que c’est reculer pour mieux sauter car un jour la souffrance devient insupportable ! Mais comme le dit l’acteur Jean-Baptiste Lucien dans son film Dieumerci ! inspiré de son propre passage à l’acte :

« Pourquoi est-ce qu’on attend d’être dans les emmerdes, d’avoir rien à perdre, pour déterrer ses rêves de gosse ? » Jean-Baptiste Lucien (film Dieu-Merci !)

C’est ce qu’Antoine Filissiadis, animateur de stages et auteur, dit a sa manière :

Le premier déclic : « On commence à se demander : est-ce que cette vie me plait ? Des gens entrent alors dans une souffrance et sont tristes. Quand cette tristesse devient insoutenable cela les fait bouger car ils se disent : « je ne peux pas continuer à vieillir et mourir en continuant à faire ce qui ne me plait pas. Cela ne m’enrichit pas au contraire, cela m’amène vers le bas.
La plupart des gens vivent sans êtres connectés à eux car on n’est plus en contact avec son cœur. On a tous quelque chose à faire sur cette Terre… ce n’est pas forcément quelque chose d’extraordinaire !…
A un certain moment on prend conscience qu’on est prêt à « payer le prix » (souffrance, peurs…) : on veut sortir de soi et se réaliser. Alors la vie vous offre des choses extraordinaires qui vous enrichissent bien plus que ce que vous avez cru devoir payer et finalement on ne « paie » pas. Mais avec le fait de ne pas avancer parce qu’on a peur, on reste dans la souffrance et on paie au final un prix énorme car on n’a pas réalisé ses rêves. »

La Mort – Renaissance

 

A ce sujet, je voudrais vous parler de mon logo. Vous vous êtes probablement demandé de quel symbole il s’agissait. C’est une Rune : EOH (toujours rien à voir avec le parti socialiste ;-)…). Quelle est sa signification ? Justement, nous sommes en plein dans le sujet : la mort/renaissance.

« L’If, gardien du feu. La Mort.
L’image : le Dieu Odin chevauche et recueille les âmes des morts.

EOH est la Rune du passage qui annonce toujours la mort, la fin d’un temps, ou d’une activité ayant tenu une grande place dans la vie du consultant. Cette fin doit être regardée comme une transformation bénéfique, allant dans le sens d’un progrès nécessaire pour l’individu, l’ensemble du groupe ou l’entreprise auxquels il collabore. Parce que ce moment est celui de l’écroulement, il est aussi celui de l’espérance. Odin est là qui veille. Après le temps de la nuit viendra le temps de l’éveil et de la Lumière. Ce que l’on appelle aussi le Printemps. »

Quand j’ai du choisir mon logo, cela a été une évidence étant donné la nature de mon travail : aider les gens à se transformer pour passer à l’étape suivante de leur vie et renaître !

Offrande pour une séance énergétique.

Copyright Stéphane Bouvier

D’ailleurs, j’aimais déjà les Runes et elles faisaient déjà partie de ma vie. Quand je peins, je signe des deux Runes : EH et MAN. Elles forment deux M stylisés qui rappellent d’une part, mes initiales patronymiques. D’autre part, EH est la Rune du cheval et comme Odin chevauche un cheval (dans EOH), ça tombe bien ! Elle désigne aussi la maîtrise des émotions, ce qui s’accorde parfaitement avec mon travail de libération émotionnelle. Quant à MAN, elle représente l’Homme, les adieux. Là aussi, il est question de mort à soi-même, de quitter ce qui est connu. Dans le cours de l’existence, MAN est le temps où l’on doit assumer ce que l’on désire être réellement, c’est le moment de se tenir debout, comme un Homme !

Ainsi, vous comprendrez que tout ceci est cohérent avec le travail sur vous-même que je vous propose grâce à la thérapie brève PEAT : et à E.V.E.I.L. vous traversez vos émotions, vos croyances afin d’aller vers une transformation bénéfique et votre mort/renaissance, pour finalement assumer ce que vous voulez être réellement et vous tenir debout, plus cohérent avec vous-même pour vous approcher de votre accomplissement personnel.

Alors, PRET A DANSER AVEC LA VIE ? PRET A RENAITRE ?

Quelle est votre destination existentielle ?

Quelle est votre destination existentielle ?

Orientation & Sens de Vie®

La vie n’est pas un long fleuve tranquille mais on peut quand même choisir sa destination !

Mary Mann

ex bonne élève, ex fromagère, ex femme de ménage, ex serveuse, ex future archéologue, ex employée libre service, ex hôtesse de caisse, ex technicienne de labo, ex coloriste, ex formatrice internationale, ex secrétaire médicale, ex assistante de direction trilingue, ex assistante commerciale et marketing, artiste peintre, auteur, coach d’orientation, psychopraticienne, toujours passionnée de généalogie, fascinée par l’astronomie, adorant les fraises & le chocolat (mais pas en même temps)…

Comment choisissez-vous votre destination ?

La vie est un voyage et même si l’intérêt réside dans le chemin, c’est comme les vacances : avant de partir, vous avez bien une idée de où vous voulez aller ? Non ?

A moins que vous fassiez comme Jim Carrey dans ce film drolissime « Yes man » ? Vous savez, quand il est à l’aéroport avec sa petite amie et qu’ils ont décidé que la surprise sera la philosophie de leur vie un peu folle… Ils vont au guichet et demandent quel est le prochain vol en partance et quelle que soit la destination, ils doivent dire « oui ».

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Et là, ils tombent sur une ville du Nebraska aux Etats-Unis, en plein hiver, où il ne se passe pas grand chose… mais pris par leur serment, ils y vont quand même. Bien décidés à ne voir que le positif et à délirer.

Je trouve l’idée assez Fun cela dit… mais j’imagine que quand vous devez décider de vos vacances, vous avez tout de même une idée de votre destination ? Plutôt montagne ou mer ? Châteaux et musées ou VTT et forêt ? France ou étranger ?

Bref, vous mordez l’esprit ?

Imaginez maintenant que vous mourriez d’envie d’aller à la mer en France à Saint Raphaël car vous avez toujours rêvé d’y aller. Que vous y avez repéré un super camping à 5 min des plages et des activités nautiques wonderful ! Vous vous voyez déjà faisant du yoga à l’aube, gonflant vos poumons de bon air iodé…

Mmmm… Une plage à l’aube !

Mais soudain PATATRA ! Vous avez une absence inexpliquée et pour vous ne savez quelle raison, vous vous retrouvez au Japon, à Tokyo parmi des gamines hystériques déguisées en manga devant la vitrine d’un bar à câlins…

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Et vous vous dites, mais qu’est-ce que j’fais là ?? Que s’est-il passé ? Que fais-je parmi tous ces gens superficiels moi qui rêvais du Midi de la France, d’espace et d’authenticité, de communion avec la nature ?

Vous commencez à voir où je veux en venir ? C’est un peu comme quelqu’un qui adorerait la nature, les chevaux, et qui se retrouverait comme assistante commerciale à Paris dans une tour à bosser dans la relation client pour une boîte de marketing

De l’importance de connaître ses valeurs et de se poser les bonnes questions…

Vous avez vu « Retour vers le futur « ? J’adore le personnage de Doc !

Afficher l'image d'origineParfois, je rêve de pouvoir faire mon Doc à moi et de retrouver la grande Maryanne perdue que j’étais à 16 ans. Et je déboulerais en trombe dans ma DeLorean en criant : « Non Maryanne, ne fais pas ça ! C’est moi, je suis Toi dans le futur ! Si tu fais ce choix-là, tu tomberas dans le vortex de l’ennui infini et de la désolation de ton âme !« 

Ca m’aurait épargné bien des errances… mais en même temps, je ne saurais pas tout ce que je sais aujourd’hui pour vous en faire profiter au travers de mon coaching Orientation & Sens de Vie®, héhéhé 🙂 !

J’ouvre une parenthèse – il y a d’ailleurs une chose à laquelle je crois profondément : toute expérience négative contient un enseignement positif, vous apprend quelque chose sur vous-même, et est le prélude à un mieux-être.

Il suffit juste de le voir et de se saisir de cette occasion pour rebondir. Jouer à l’alchimiste et transformer le plomb en or. Alors si vous vous êtes planté de voie, tout n’est pas perdu ! Ca vous permet au moins de vous connaître par l’expérimentation et à l’instar de Scarlett Johansson dans le film de Woody Allen « Vicky, Cristina, Barcelona« , de dire : « je ne sais pas ce que je veux, mais je sais que je ne veux pas ça ! » et d’identifier plus facilement vos gros cailloux.

D’ailleurs, connaissez-vous la fable des gros cailloux ? Si vous ne la connaissez pas, elle est juste en-dessous…

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La fable des gros cailloux...

Afficher l'image d'origineUn jour, un vieux professeur de l’École nationale d’administration publique (ENAP) fut engagé pour donner une formation sur la planification efficace de son temps à un groupe d’une quinzaine de dirigeants de grosses compagnies nord-américaines. Ce cours constituait l’un des cinq ateliers de leur journée de formation. Le vieux professeur n’avait donc qu’une heure devant lui. Debout, devant ce groupe d’élite (qui était prêt à noter tout ce que l’expert allait enseigner), le vieux professeur les regarda un par un, lentement, puis leur dit : « Nous allons réaliser une expérience ».

De dessous la table qui le séparait de ses élèves, le vieux professeur sortit un grand pot qu’il posa face à lui. Ensuite, il sortit environ une douzaine de cailloux à peu près gros comme des balles de tennis et les plaça délicatement, un par un, dans le grand pot. Lorsque le pot fut rempli jusqu’au bord et qu’il fut impossible d’y ajouter un caillou de plus, il leva lentement les yeux vers ses élèves et leur demanda : « Est-ce que ce pot est plein ? ».

Tous répondirent : « Oui ». Il attendit quelques secondes et ajouta : « Vraiment ? »

Alors, il se pencha de nouveau et sortit de sous la table un récipient rempli de gravier. Avec minutie, il versa ce gravier sur les gros cailloux puis brassa légèrement le pot. Les morceaux de gravier s’infiltrèrent entre les cailloux… jusqu’au fond du pot. Le vieux professeur leva à nouveau les yeux vers son auditoire et redemanda :

« Est-ce que ce pot est plein ? »

Cette fois, ses brillants élèves commençaient à comprendre son manège. L’un d’eux répondit :

« Probablement pas ! ». « Bien ! » répondit le vieux professeur.

Il se pencha de nouveau et cette fois, sortit de sous la table une casserole de sable. Avec attention, il versa le sable dans le pot. Le sable alla remplir les espaces entre les gros cailloux et le gravier. Le vieux professeur leva alors les yeux vers son groupe et demanda :

« Quelle grande vérité nous démontre cette expérience ? »

Pas fou, le plus audacieux des élèves, songeant au sujet de ce cours, répondit : « Cela démontre que même lorsque l’on croit que notre agenda est complètement rempli, si on le veut vraiment, on peut y ajouter plus de rendez-vous, plus de choses à faire ».

« Non » répondit le vieux professeur « Ce n’est pas cela. La grande vérité que nous démontre cette expérience est la suivante : Ce que j’ai voulu vous démontrer, c’est que, si je n’avais pas placé les gros cailloux d’abord, jamais je n’aurais pu mettre tout cela dans le bocal.».

Il y eut un profond silence, chacun prenant conscience, de l’évidence de ces propos. Le vieux professeur leur dit alors :

« Quels sont les gros cailloux dans votre vie ?

Votre santé ? Votre famille ? Vos ami(e)s ? Réaliser vos rêves ? Faire ce que vous aimez ? Apprendre ? Défendre une cause ? Prendre le temps … ? Ou… toute autre chose ? Et que faites-vous de vos gros cailloux dans votre agenda ? Ce qu’il faut retenir, c’est l’importance de mettre ses GROS CAILLOUX en premier dans sa vie, sinon on risque de ne pas réussir… sa vie. Si on donne priorité aux peccadilles (le gravier, le sable, l’eau), on remplira sa vie de peccadilles et on n’aura plus suffisamment de temps précieux à consacrer aux éléments importants de sa vie. Alors, n’oubliez pas de vous poser la question :

« Quels sont les GROS CAILLOUX dans ma vie ? »

« Ensuite, mettez-les en premier dans votre pot (votre vie). »

D’un geste amical de la main, le vieux professeur salua son auditoire et quitta la salle.

Que faut-il comprendre ? Qu’il est hyper important de mettre les choses prioritaires et fondamentales dans votre vie, en PREMIER dans votre seau. Sinon, votre vie sera composée de peccadilles dont vous n’aurez cure et vous passerez à côté de votre bonheur et épanouissement personnel.

C’est pour cette raison que dans Orientation & Sens de Vie®, je vous pose un certain nombre de questions et que nous faisons un gros travail sur les valeurs de votre vie ! J’y mets un point d’honneur !

Gardez le cap !

A ce propos, j’aime bien un témoignage que j’ai lu dans Matin Magique, qui illustre bien cette connexion à soi-même et l’importance de garder son cap, de s’écouter au lieu de s’égarer en faisant ce que l’entourage ou la société nous commande :

« Depuis mon enfance, j’avais envie de partir visiter l’Afrique. Manquant de moyens, je n’ai jamais pu le faire et mes parents ont toujours essayé de me convaincre de ne pas partir… de terminer mes études, de garder mon boulot stable, etc.

À mes 27 ans, j’étais mariée depuis un an; on venait d’acheter un appartement magnifique et on essayait d’avoir un bébé. J’avais tout. Un homme respectueux, un vrai «gentil», une place stable dans une école avec de super collègues. Mais je n’étais pas heureuse. J’ai toujours été un peu en marge, mais je m’étais lancée dans la vie que la société me faisait miroiter comme celle qui apporte le bonheur. J’ai donc quitté mon mari, dont je n’étais plus amoureuse depuis longtemps, sans vouloir me l’admettre. Et j’ai postulé pour partir voir, enfin, l’Afrique.

Ça a été difficile… quitter mes amis, annoncer la nouvelle à ma maman qui a du mal à couper le cordon. Mais j’ai pris ma valise et je suis partie.

« j’ai réalisé à quel point on nous met en tête quels sont les standards de vie et matériels qu’il faut avoir pour être heureux. »

Aujourd’hui, j’ai fêté mes 29 ans dans mon nouveau chez-moi, au Togo. Je vais avoir 30 ans, et je n’ai pas de mari, de labrador ou d’enfant en route (même si je désire être maman). J’ai une salle de bain sans douche, je me lave à la bassine. J’ai une relation compliquée avec un homme, mais je me sens bien quand il est là, et j’arrête de penser à ce qui pourrait arriver avec lui dans un mois. Je profite de chaque moment, je savoure. J’ai fait le point le jour de mon anniversaire, et j’ai réalisé à quel point on nous met en tête quels sont les standards de vie et matériels qu’il faut avoir pour être heureux.

C’est la première fois que je me sens aussi sereine, aussi fière de moi. Et je suis arrivée là en sortant des sentiers battus, en faisant ce qui me plaît réellement. En arrêtant de me dire «c’est normal» ou «c’est pas normal».

Aujourd’hui, je me force à lâcher prise, à ne pas toujours lutter contre mes envies et mes peurs, et cela me permet de me sentir mieux dans ma vie.

Je pense que le plus important est de suivre son instinct et de ne pas se limiter à nos plans d’avenir, car on ne sait jamais ce qui peut arriver.

O.
Lomé, Togo »

Cette histoire est vraiment belle, même si elle est extrême je vous l’accorde. Cette personne voulait aller en Afrique depuis toujours, sentant un appel vers ce lieu. Et elle avait envie d’aventure. Mais la pression sociale et familiale avaient eu raison de son rêve jusqu’au jour où n’y tenant plus, elle a fait sauter les verrous des chaines qui entravaient son bonheur. Car la vie qu’elle menait était aux antipodes de ce à quoi elle aspirait ! Elle avait perdu son cap et a soudain viré de bord pour repointer son étoile polaire, plein nord sur elle-même ! C’est un exemple admirable de courage et de respect de soi.

Et là vous me dites de votre petite voix flûtée :

« Euuuh…. Oui, c’est bien gentil mais Maryanne, tout le monde ne peut pas tout lâcher comme ça du jour au lendemain ! »

Sémantiquement parlant, si, on peut. Mais je vous l’accorde, tout le monde n’en a pas la possibilité ou n’a pas envie d’un changement si radical. Car de toute façon,

on n’a pas besoin de tout changer pour changer de vie (mais plus on aura fait le grand écart au départ, plus le virage pourra être raide…), pas besoin de partir en Afrique ou dans une bergerie au fin fond du Larzac si ce n’est pas notre truc !

Non, changer de vie veut dire se poser et réfléchir afin d’inventer son propre parcours, sans forcément tout quitter du jour au lendemain. Souvent, il suffit juste de se recentrer et de se respecter, de se libérer de ses peurs et croyances limitantes pour vivre différemment, en cohérence avec soi et en conscience. Car dès qu’on pense différemment :

  • on voit les choses différemment,
  • et on agit différemment et cela tout naturellement ! Ce qui nous paraissait impossible avant, ne l’est plus !

« Pour compenser d’éventuels renoncements, il faut que le contexte dans lequel vous allez travailler ait du sens pour vous. »

Quand un rêve vous échappe…

Sachez que vous pouvez quand même vous approcher de votre cap. Je prends un exemple : si vous avez le rêve de devenir footballeur professionnel car le foot est votre passion (pas juste pour être une star et rouler en voiture de sport hein ?), que ce sport est vraiment votre passion, mais que finalement vous n’avez pas le niveau ou que vous avez un accident vous empêchant de réaliser votre rêve. Que faites-vous ? Je crois savoir : votre première réaction va être de tout jeter aux orties par dépit car le deuil de ce rêve brisé est trop dur ! Et n’ayant pas vraiment d’autres compétences et l’envie de vous lancer dans des études, vous devenez vendeur dans une boutique de bricolage ! Ben tiens !

Mais je vous dis que ce n’est pas la bonne solution.

Postulez plutôt comme vendeur dans un magasin de sport ou devenez journaliste sportif ou entraîneur du club local pour les jeunes ! Pour reprendre la métaphore du voyage : si votre destination de rêve est le pays du sport mais que devenir sportif professionnel est inatteignable pour vous, choisissez malgré tout la région voisine avec un métier qui touche à cette passion ou gravite autour. Car tôt ou tard, le chagrin sera passé et vous éprouverez un manque à vous être éloigné ainsi de votre passion.

Si vous ne pouvez pas exercer un métier de rêve, cherchez tout de même à exercer dans le domaine rêvé, soyez au plus près ! Car plus un métier s’éloigne de votre idéal, plus le contexte d’exercice de ce métier est important car il vous faudra compenser vos renoncements. Dit autrement, il faut donc que le contexte dans lequel vous allez travailler ait vraiment du sens pour vous, c’est-à-dire qu’il respecte vos valeurs. Le contenant sera plus important que le contenu. Sinon à la longue, vous risquez d’abîmer votre motivation pour un métier qui vous plait tout de même mais n’était pas votre premier choix.

Exemple : un jeune homme veut être pilote de ligne mais échoue aux examens. Son rêve est brisé. Mais il découvre le métier d’agent des opérations aériennes. Un métier à la fois technique et aéronautique qui lui permet de communiquer tous les jours avec les pilotes, de voler par procuration et d’assouvir sa passion pour l’aviation.

Je vous laisse méditer sur ce point 🙂

« Bien s’orienter ne se résume pas à choisir un métier, mais un style de vie et une activité répondant à nos valeurs profondes. »

Et vous concrètement, vous faites quoi ?

Et vous concrètement, vous faites quoi ?

En quête de sens

 

 

Vous avez remarqué ?

De plus en plus de gens s’interrogent sur le sens de ce qu’ils font. Et ils ont raison.

 

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Car ce monde marche de plus en plus sur la tête.

Certains jeunes diplômés se rendent malheureusement compte lors de leur premier emploi et parfois après des années d’études, que le milieu dans lequel ils évoluent n’est finalement pas fait pour eux. C’est triste mais salutaire néanmoins car le plus tôt est le mieux pour changer de voie.

C’est ce qui est arrivé à Guillaume Gibault (ne rigolez pas), fondateur de Le Slip français (j’vous avais dit de ne pas rigoler !). Après de brillantes études à HEC, vient le temps du premier poste… Il ne lui aura fallu que quelques mois dans la finance pour se rendre compte qu’il n’était pas à sa place… et démissionner pour créer son entreprise Le Slip français : elle vend des sous vêtements de qualité, tous fabriqués en coton et dans des ateliers uniquement français.

Il avait envie de concret, de participer à la relocalisation de l’économie, d’un job plus aventurier, et ayant du sens ! Aujourd’hui, ce jeune trentenaire blagueur cartonne. Son slogan ? : « Vous voulez changer le monde ? Commencez par changer de slip ! ».

EnQueteDeSens_v3Partout, des personnes sont en quête de sens. Lassées d’avoir le sentiment de ne servir à rien, ou de faire quelque chose qui ne leur apporte rien ou qui ne rime à rien existentiellement parlant.

Vous avez peut-être vu l’excellent documentaire portant justement ce titre « En quête de sens » de Nathanaël Coste et Marc de La Ménardière, sorti en 2015 ?

Ce film est l’histoire de deux amis d’enfance qui ont décidé de tout quitter pour aller questionner la marche du monde. Nathanaël filme Marc qui travaille dans le marketing à New York, mène la grande vie et son rêve américain avant d’être frappé d’une prise de conscience brutale au sujet de la vacuité de ce qu’il fait, du manque (voire absence) de sens de son job.

Ils finissent par faire un road-trip sur de nombreux continents : en Inde pour trouver notamment Vandana Shiva, voir un chaman en Amérique du Sud, une prof de yoga dans les Andes… bref, reprendre contact avec la Terre et discuter avec des personnes ayant une interaction concrète avec le monde et mettant leurs talents au service d’une cause utile et des autres.

Loin du « rêve américain » que vivait Marc à New-York, la reconnexion avec la nature, très présente dans le long métrage, a de son propre aveu « reformaté son disque dur ».

 

 

Bullshit jobs

 

 Vous avez sûrement déjà été démarché par téléphone ?

 

 

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Sens ? où es-tu ?

 

Vous savez quand l’interlocuteur vous appelle à midi, parle comme un robot sur un brouhaha infernal, veut vous vendre un truc que vous n’avez pas demandé et que vous raccrochez plus ou moins poliment…

Ces jobs en sont la parfaite caricature mais font hélas partie des bullshit jobs (jobs à la con). C’est un fléau polymorphe des temps modernes. Mais bien que d’apparences variées, ils ont plusieurs caractéristiques communes : ils sont principalement dans le tertiaire, sont souvent impossibles à définir en 1 phrase, quand ce n’est pas tout bonnement que la société pourrait s’en passer

Des journées abrutissantes, des tonnes de tableaux excel ou de cases de formulaires administratifs à remplir sans en voir le but ou la fin, des réunions fréquentes et vides de résultat, des sigles à gogo dans le langage de vos collègues, une pléthore de termes anglais pour faire plus hype et créer un langage d’initié (mais aussi une indigestion au quotidien), des crises d’ennui liées à l’absence de tâches (bore-out) ou de sens de votre travail (brown-out)ou tout simplement si vous ne comprenez pas ce que vous faites… sont tous des symptômes qui devraient vous alerter !

L’équipe d’acteurs belge du plan Joker a tourné en dérision les jobs à la con lors d’un spectacle de Kaleidoscope Théâtre. Ils ont carrément poussé le bouchon ! Jouant aux hommes politiques dans cette fiction sarcastique, ils ont inventé un Plan Joker dont le but est d’offrir à chacun le droit au travail pour abolir ce fléau du chômage. Cela débouche forcément sur des jobs à la con juste pour occuper les gens… A mourir de rire !

 

Un manque de concret

 

 

cadres-en-quete-de-sens_full_dossierTrès souvent, ces jobs manquent de concret et de sens : de vie en somme !

Voici le témoignage de Jean dans un article de Lorraine de Foucher, pour le journal Le Monde : « Il a fait une prestigieuse grande école en trois lettres, pour aller contrôler la gestion d’une société de transports en quatre lettres. « Le matin, quand j’arrive, il y a un ordinateur éteint. Le soir, quand je finis ma journée, c’est à nouveau un ordinateur éteint, ce n’est pas comme un boulanger, ou un charpentier, je n’ai rien fabriqué », explique ce cadre de 38 ans.

« Je mets des chiffres dans des cases, et je compte. Parfois, je compte même les cases pour m’amuser. C’est quand même fou le nombre de cases qu’il peut y avoir dans un tableur Excel », feint-il de s’extasier. Il se moque de sa propre ­condition mais, pour l’heure, il continue de regarder passer les trains. Peur du chômage ? De gagner en sens de la vie mais de perdre en niveau de vie ?« , finit de conclure l’auteur.

C’est drôle… aux USA, je viens de voir un reportage sur une société qui a eu l’idée du siècle : livrer de l’essence partout où on les appelle et même à domicile … Waouh, je dois dire que j’ai applaudi des deux mains cette initiative vitale pour l’humanité et l’avenir du monde ! (est-il nécessaire de préciser que je plaisante ?) Et quelle opportunité transcendante pour le livreur d’exprimer son unicité dans ce monde ! A coup sûr c’était un job du Plan joker !

hand-76738_1920D’ailleurs, c’est bien ça qui rend fou aujourd’hui… Car l’impossibilité d’un individu à s’exprimer, à exprimer son identité unique dans le monde conduit inévitablement à une crise existentielle. Cet état de non-expression de lui-même engendre une souffrance, un écartèlement de son Etre profond, un sentiment de vide et au final une recherche de sens. CQFD.

La seule solution de chaque personne dans cette situation est de redevenir acteur et responsable de sa vie en décidant de lui donner une direction et en faisant des choix en accord avec ce qu’il est, avec ses valeurs, ses priorités.

Hélas, ces derniers temps, on observe que certains préfèrent abandonner le combat de la quête de sens dans leur travail en créant un système de rentrée d’argent sur internet pour vivre en dehors…

 

 

Le travail virtuel vs réalité

 

 

cultiver photoPartout, je vois donc des gens se lancer dans des sites web, des blogs dont l’unique but est de rapporter de l’argent via des pubs ou des produits numériques vendables à l’infini… et faire de l’argent « tout seul ».

Je sais, je vais faire ma grand-mère de service (mais c’est utile des fois ;-))… J’aimerais poser une simple question à ces gens : s’il y a une éruption solaire qui bousille tout l’électronique (et ce n’est qu’une question de temps) et qu’il n’y a plus d’internet pendant un bon moment, vous faites quoi ?

Que savez-vous faire de vos dix doigts ?   eyes-312093_640

C’est la question très simple que s’est posée Marc de La Ménardière quand il a découvert la Fondation de la recherche pour la science, les technologies et les ressources naturelles de Vandana Shiva.

Alors qu’il regarde tous ces indiens s’affairer à planter, récolter, transformer pour d’abord manger et également recueillir des graines pour recommencer leurs cultures l’année d’après… il se demande ce qu’il sait faire concrètement pour vivre.

Sa conclusion est sans appel… C’est alors qu’il est pris d’une frénésie de mettre ses mains dans la terre, d’aider au travail des champs et de faire quelque chose de concret. D’ailleurs, à son retour, il a enfoncé le clou en se formant au maraîchage biologique.

Faut-il le rappeler ? Les besoins fondamentaux pour un humain sont : boire, manger, se vêtir, se loger. Bien sûr, il y a d’autres besoins (aimer, se divertir …), mais ceux que je viens d’énumérer sont les bases vitales.

Vous êtes-vous déjà demandé si vous possédiez au moins une compétence permettant de satisfaire un de ces besoins ? Ou participez-vous à une activité qui contribue directement ou indirectement à quelque chose d’essentiel à la collectivité ? A l’amélioration du monde ?

Est-ce que votre travail vous rend heureux et fier ? Est-ce que votre travail permet au monde de bénéficier de votre unicitéSi vous deviez mourir demain, est-ce que vous continueriez à faire ce que vous faites ? Si votre réponse vous insatisfait ou vous laisse inconfortable, il y a probablement quelque chose à revoir dans votre vie

Plus vous serez en quête de sens et plus vous aurez besoin de vous rapprocher

du résultat concret de votre action, pour qu’elle soit réelle et visible pour vous.

Malheureusement, les évolutions actuelles du travail tendent vers plus de fonctions intellectuelles et coupent du sens des réalités et de l’essentiel.

C’est pour cela que des tas de gens « pètent » les plombs comme le raconte Hélène de Foucher dans son article : « Plutôt que d’accepter que « ça sera vraiment ça toute notre vie »ils déploient alors des trésors d’inventivité pour aller chercher ailleurs un sens qu’ils ne trouvent plus. Il y a trois ans, Anne s’est lancée dans des études de sociologie. Pour nombre de ses ­congénères, cela se traduit par une avalanche de reconversions artistiques, de tours du monde, ou d’entrepreneuriats en tout genre, du miel bio à la chaussure péruvienne.« 

Voilà aussi le cas  de « Simon » relaté dans un article de Adrien Barbier (Monde Académie). A 25 ans, il vient de débuter une formation d’installateur sanitaire en alternance, deux ans après avoir obtenu son diplôme de Sciences-Po Paris.

Point de départ de cette reconversion, l’envie de « mettre les mains dans le cambouis». « Je ne me voyais pas passer mes journées derrière un ordinateur» ,explique ce jeune homme bricoleur. S’il n’a rien d’un marxiste chevronné, Simon n’en assure pas moins vouloir, par sa démarche, «se réapproprier les processus de production»

Réapprendre à faire des choses simples alors que, d’après lui, «la technologie nous dépasse tellement qu’on ne prend même plus le temps de la comprendre». Les cas de diplômés de grandes écoles qui se reconvertissent sont de moins en moins rares. Surtout lorsque, la trentaine venue, ils se lassent d’expériences professionnelles qu’ils jugent déconnectées des réalités quotidiennes.

En 2015, selon une étude APEC, 14 % des jeunes diplômés de niveau bac+5 ou plus disent avoir vécu un changement significatif d’orientation professionnelle dans les deux années suivant l’obtention de leur diplôme. « Un phénomène non négligeable », écrit l’Association… On ne compte plus les ingénieurs ou autres détenteurs de diplômes supérieurs en école de commerce, qui deviennent paysans, boulangers, fleuristes, bouchers…

« Notre civilisation s’est construite depuis 200 ans sur une vision matérialiste et mécaniste du monde. Cette vision a séparé l’homme de la nature, le corps de l’esprit, et nié la dimension intérieure et le mystère de la vie. Elle a érigé la compétition comme une loi naturelle, l’avidité comme une qualité bénéfique à l’économie, l’accumulation de biens matériels comme finalité de l’existence… ». Marc de la Ménardière

A côté de ça, beaucoup savent que nous entretenons un système basé sur un grand mensonge : « consommer ne rend pas heureux ». Nathanaël Coste

 

 

Alors, et vous concrètement, vous faites quoi ?

 

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Comment savoir qu’il faut faire autre chose de sa vie ?

Comment savoir qu’il faut faire autre chose de sa vie ?

steve-jobs-300x225«Quand j’avais 17 ans, j’ai lu une citation qui disait à peu près cela :

«Si vous vivez chaque jour comme si c’était votre dernier jour, vous ferez certainement les choses bien».

Cela m’a marqué et au cours des 33 dernières années je me suis regardé chaque matin dans un miroir en me posant la question: et si aujourd’hui était le dernier jour de ma vie est-ce que je voudrais faire ce que je vais faire aujourd’hui ?

Et quand la réponse était non, je savais que je devais changer quelque chose» – Steve Jobs.