Comment savoir qu’il faut que tu changes de job ?

Comment savoir qu’il faut que tu changes de job ?

 

 ache-19005_1920

 

 

Tu sais que tu ne peux plus faire ce que tu fais :

 

  • Quand tu dis que tu as « x » années encore à tirer
  • Quand tu commences à envier les retraités
  • Quand tu as l’impression que ton cerveau se liquéfie d’ennui (bore-out)
  • Quand tu as l’impression de te consumer de l’intérieur (burn-out)
  • Quand ton corps te lâche et somatise
  • Quand tu deviens insomniaque ou dépressif (ou les 2)
  • Quand tu as le ventre en vrac avant d’aller bosser, pendant, après…
  • Quand tu préférerais te casser une jambe plutôt que d’y aller
  • Quand tu soupires à longueur de journée
  • Quand ce que tu fais n’a pas de sens : brown-out (ou que soudain tu as pris conscience du sens de ce que tu fais et que non ! Tu ne peux plus !)
  • Quand tu réalises qu’il y a autant de différences entre l’emploi qu’on t’a vendu et celui que tu fais réellement, qu’entre le burger sur la photo au MacDo, et celui qui arrive véritablement dans la boîte
  • Quand ce que tu fais nuit aux autres ou à la nature et que ça te pose un cas de conscience
  • Quand ce que tu fais est inutile et que ça te pose un cas de conscience
  • Quand ce que tu es et ce que tu fais font tellement le grand écart à la J-C Vandamme que tu as mal aux adducteurs alors que tu ne fais pas de gym
  • Quand tu ne supportes plus tes collègues et/ou tes supérieurs
  • Quand tu réalises que la plupart de tes collègues sont aigris ou dépressifs et que tu ne veux pas finir comme eux
  • Quand tu te transformes en concierge médisante au sujet des autres pour soulager ton mal-être
  • Quand tu ne te nourris plus que de sucreries pour avoir un peu de plaisir et apaiser ta frustration
  • Quand tu ne te nourris plus que de cochonneries industrielles réchauffées au micro-ondes car ça te saoule de préparer ta gamelle la veille et de te faire à manger le soir
  • Quand tu en as marre de manger froid, de manger de la mal bouffe
  • Quand tu en as marre de manger dans ta voiture
  • Quand aller travailler te revient plus cher que ça ne te rapporte (repas+essence+frais de voiture+thérapie)
  • Quand toute ta vie se résume à ton travail
  • Quand chaque jour s’apparente pour toi au mythe de Sisyphe malheureux
  • Quand la moindre chose à faire dans ton travail t’épuise à l’avance (bore-out)
  • Quand tes pauses café, cigarettes, pipi… se multiplient et s’éternisent
  • Quand tu fais plus de trucs perso au boulot que chez toi (bore-out)
  • Quand tu passes ton temps à surfer sur internet ou envoyer des SMS perso (bore-out)
  • Quand tu regardes tout le temps dehors, rêve, t’absente en esprit
  • Quand tu réponds NON à la question de Steve Jobs
  • Quand tu n’as qu’une envie : celle de t’enfuir
  • Quand tu ne te sens pas à ta place
  • Quand tu es victime de harcèlement, de coups bas, de management psychopathe
  • Quand on te fait sentir que tu n’es pas à ta place
  • Quand tu es mis à l’écart comme un lépreux
  • Quand tout le monde te fait sentir que tu dénotes par rapport aux valeurs et à la culture d’entreprise

 

Je vous laisse méditer cette scène d’anthologie de l‘auberge espagnole

J’ai quitté une réunion et ne suis jamais revenu…

J’ai quitté une réunion et ne suis jamais revenu…

Orientation & Sens de Vie®

James Altucher

James Altucher

Rédacteur au The Altucher Report

publié le 9 mars 2015

Traduction par Mary Mann

Quand je suis tombée sur cet article, j’ai tout de suite eu envie de le traduire. Il illustre brillamment la quête de sens, une prise de conscience soudaine durant un meeting, le déclic puis le saut du navire… James Altucher, qui a vécu ce basculement le raconte avec brio.

Eh bien, je n’ai pas démissionné. C’était pire que ça.

C’était en plein milieu d’une réunion. Je m’ennuyais à mourir. En plus, j’étais nerveux car mon nouveau boss m’avait dit « Ne t’inquiète pas pour ça » suite à ma demande d’augmentation.

« Ne t’inquiète pas pour ça » veut dire « Va te faire ******. »

Et ma jambe me faisait mal. J’étais tombé la veille sur le trajet pour aller déjeuner avec mes collègues.

Alors, au beau milieu de la réunion, j’ai prétexté d’aller aux toilettes. J’ai boité vers la sortie. J’ai dit au revoir à la standardiste. Je n’ai pas pris mon manteau, mon sac, ni même un des livres. Il se pourrait que mon nom soit probablement encore sur la porte.

 

Tenté d’appuyer sur le bouton ?

J’ai pris l’ascenseur pour descendre 49 étages plus bas. Je suis allé à la gare centrale, j’ai pris le train vers le Nord sur 112 km. Je ne suis jamais retourné au travail.

Ils ont essayé de m’appeler et de m’ont envoyé des emails. Même plusieurs années plus tard, j’ai reçu un email de mon boss disant « Nous aimerions toujours t’avoir parmi nous ».

Je n’ai jamais répondu à aucun des emails ou appels, même pas le dernier. Vous pouvez me juger. Ce n’était pas la manière la plus éthique de quitter un emploi. Et je ne suis pas très bon pour tout ce qui est de l’ordre de la confrontation.

Mais quelques fois, c’est trop. Quelques fois, tout s’additionne jusqu’à ne plus pouvoir bouger, jusqu’à ne plus pouvoir sortir du lit.

Qu’y avait-il de si mauvais, chéri ?… me dit mon ami imaginaire qui m’aime tous les jours.

A) Pour chaque dollar créé, 50-80 pourcents sont mangés par le boss ou son boss, ou le boss de son boss, ou une quelconque machine.

B) Pour chaque dollar ramené à la maison, 40 pourcents sont pris par le gouvernement, 10 pourcents sont pris par l’assurance santé, et quelques autres pourcents sont encore pris par le transport pour aller au travail.

C) J’étais dans l’illusion que mes collègues de bureau étaient de vrais amis. Au travail, tout le monde se poignarde dans le dos tout le temps.

« Au travail, tout le monde se poignarde dans le dos tout le temps. » (James Altucher)

Salut !… Ca va ?

D) Si je parle à quelqu’un du sexe opposé, je dois lire trois manuels et signer des formulaires en triple exemplaires avec le RH pour être sûr que c’est ok. (Note de la traductrice : aux USA, le harcèlement sexuel au travail est très encadré et le moindre contact physique peut être mal interprété)

E) Quand j’essaie d’impressionner les clients, je dois faire semblant de les apprécier.

F) Au petit-déjeuner et au déjeuner, je ne mange rien d’autre que de la mal bouffe entre deux réunions qui broient mon âme.

G) De 6 h du matin à 20 h, soit je me prépare à travailler, soit je vais au travail, soit je suis au travail, ou je rentre chez moi après mon travail. Et ceci potentiellement pendant 50 ans.

H) Ma femme pourrait compter moins que n’importe quel job que j’ai. Et après un moment, on oublie pourquoi nous nous sommes rencontrés, pourquoi nous sommes tombés amoureux, jusqu’à finalement n’avoir plus qu’une étrangère allongée dans mon lit près de moi pour le reste de ma vie. 40 années plus tard, tu meurs auprès d’une étrangère.

I) Chaque dollar que j’ai dépensé pour mes études était pour me construire un filet de sécurité juste au cas où « je tomberais ». Devinez-quoi : mon job est justement ce dans quoi je suis « tombé ».

J) Si mon boss crie après moi, tout ce que je peux faire est m’excuser. J’avais l’habitude de quitter l’immeuble et d’aller en bas de la bibliothèque publique de NY et de juste attendre de retrouver mon calme.

J’ai cartographié toutes les toilettes publiques dans un rayon de 6 pâtés de maison. Personne ne veut pisser près de son boss. C’est dégoûtant et humiliant.

« Trouvez le vrai sens de votre vie au lieu d’avoir pour moteur des buts financiers ou le plaisir » (James Altucher)

Nous avons des mains pour aimer et créer. Pour toucher et inspirer.

Trouvez le vrai sens de votre vie au lieu d’avoir pour moteur des buts financiers ou le plaisir.

Quand vous trouvez un sens qui distribue de la valeur, de l’art, et aide les autres à accomplir leurs propres rêves, vous trouvez le bonheur.

Ce bonheur est ce qui vous pousse hors du lit chaque matin. Ce qui vous permet de créer de vrais liens avec les gens. Ce qui vous permet de créer le monde dans lequel vous avez toujours voulu vivre.

 

Un jour, vous avez été un petit enfant

 

Un jour, vous avez été un petit enfant. Vous avez joué dans le bac à sable avec vos amis. Vous aimiez les gens et construisiez des châteaux.

Maintenant, allez-y. Maintenant, allez et jouez encore. Le monde est empli de sens.

Trouvez le vôtre.