Va vis deviens ce que tu es

Va vis deviens ce que tu es

Quand on cherche à se reconvertir, on est souvent désarçonné devant les possibilités infinies qui s’offrent à nous. D’autant qu’on ne sait plus, bien souvent, qui on est. Alors comment choisir une autre voie, une formation ? Sur quoi se baser ? Comment comprendre et trouver ce que nous sommes au fond de nous, au plus juste et en cohérence avec nous-mêmes ? Faire un pas pour initier le changement, oui, mais lequel ?

 

Un jour, un client d’Orientation & Sens de Vie® m’a posé une question intéressante. Bien sûr, mes clients ont toujours des réflexions intéressantes lors de nos échanges, mais celle-là l’était particulièrement.

Je m’explique.

Nous arrivions au terme de son bilan Orientation & Sens de Vie®, il avait eu sa synthèse et mes suggestions de métiers qui selon moi répondaient très bien à ce qu’il était, sa vibration, son âme.

Nous avions bien posé le tableau de ses grands axes de vie, trouvé ce qui le faisait vibrer, réussi à le connecter intuitivement (grâce à mes questions, à ma guidance et aux mudrâs) à ce qu’il voulait réaliser dans sa vie afin de n’avoir aucun regret.

Il y avait bien un métier suggéré qui lui parlait, mais il fallait reprendre des études… Trop long… Alors il cherchait une autre formation plus accessible dans cette branche, LE métier concret qui pourrait incarner le fruit de notre travail, mais rien d’autre ne lui parlait encore suffisamment.

En résumé, si le fond était clair, la forme ne l’était pas encore. Et il se mettait la pression pour choisir une formation, décider rapidement sans savoir quoi choisir précisément. Peur de faire un choix, peur de se tromper…

Stop ! Don’t panic !

Quand il m’a confié son angoisse, il m’est venu une image très drôle : c’est comme si vous deviez vous habiller le matin et que vous enfiliez tout de suite le costume avant de mettre votre slip (et vous ressembleriez à Superman des années 80)

Je lui ai donc répondu : « Faites un premier pas. Allez d’abord vers quelque chose de nouveau qui vous plait, une petite formation pour apprendre une nouvelle compétence, faire une activité qui honore vos intérêts et valeurs, que vous trouvez utile, qui vous parle au cœur.

On devrait toujours l’écouter (le cœur). Quand votre tête ne sait plus, votre cœur si. Et vous allez voir, un jour le puzzle va s’assembler. »

Il m’a regardée.
Je l’ai regardé.
Bref, on s’est regardé.

Puis j’ai continué : « Vous savez quand moi je n’en pouvais plus de mon ancien job en tant que salariée, j’ai senti soudain le besoin impérieux d’apprendre quelque chose qui résonnait avec moi, mes intérêts sous peine de sentir mon âme mourir.
Mon cerveau n’en pouvait plus de se liquéfier du bore-out. Et un jour que je surfais sur internet, je suis tombée sur la radio Médecine Douce (que j’écoutais régulièrement car les sujets abordés répondaient à mes valeurs et centres d’intérêts). J’ai trouvé la page de tous les podcasts et là mon cerveau et mes neurones ont pétillé de plaisir ! Enfin à manger ! »

Il a continué à me regarder.

J’ai poursuivi : « Puis un jour je suis tombée sur une intervention d’une thérapeute qui parlait de sa méthode. J’ai tout de suite eu envie de l’apprendre. TILT ! J’avais envie comme ça, alors j’ai cherché une formation… et 6 mois après tout s’est enclenché dans ma vie. »
Il a marqué un silence, puis m’a dit avec une moue interrogative : « Oui, mais vous aviez déjà le projet de devenir thérapeute. »
Et là, je lui ai répondu trop vite OUI.

En fait, j’y ai repensé calmement après coup et la réponse était NON.

Non, je ne voulais pas devenir thérapeute. Mon projet était bien plus pragmatique que ça ! Je me suis juste dit : « Cette méthode a l’air géniale et si je peux me la faire sur moi, ça me fera faire des économies ! » Car j’étais en plein chantier thérapeutique avec peu de moyens financiers.

Ce que je voulais tout au plus, c’était m’installer officiellement comme énergéticienne et déjà ça, c’était pas gagné ! J’avais tant de peurs à virer de mon psychisme pour ne serait-ce que caresser cette idée un jour ! Devenir thérapeute, ce n’était pas dans mes projets du tout ! Je m’entends encore le dire à ma thérapeute de l’époque : « Oh non, je ne me sens pas capable d’être thérapeute, j’aurais trop peur de dire n’importe quoi… »

Et pourtant, 6 mois après, j’appuyais sur le bouton du siège éjectable à mon travail. Et 2 mois après, je me déclarais professionnellement comme… thérapeute (entre autres).

Tout ce que j’étais, tout mon parcours depuis tant d’années, toutes mes connaissances accumulées: tout s’était assemblé en un instant. Il manquait juste cette dernière pièce et un signal intérieur pour que ça fasse « clic » et que la vie me propulse au-delà de mes espérances. Le fait d’y repenser me fait sourire… 🙂

 Plug-in !

 

Vous connaissez Indiana Jones ? Dans Indiana Jones et la dernière croisade, il y a une scène qui explique parfaitement ce qu’il se passe quand vous suivez en premier lieu votre cœur, que vous vous pluguez sur la bonne fréquence et qu’ensuite le chemin se dessine.

Quand vous faites un pas honnête, sincère en direction de vous-même, l’Univers vous répond.
(Si ! Si ! Je vous assure. Moi, ça m’a fait l’effet de la bibliothèque qui me tombe dessus alors que je ne voulais prendre qu’un livre dans l’étagère du haut).

Revenons-en à Indy… Lors de sa quête du Graal, Indy doit traverser un gouffre alors qu’il n’y a pas de pont 😮 « Mais c’est impossible ! Personne ne peut sauter un vide pareil ! » Il a peur. Il ne comprend pas. Il se dit que c’est n’im-por-te quoi !!!

Mais ça urge ! Il doit traverser pour trouver le Graal et sauver son père ! Comment faire pour traverser ce gouffre ? Vite, vite !!! Son père mourant murmure le cœur plein d’espoir : « Tu dois croire mon fils… ».

Et là… Le trouillomètre au maximum, Indy a une illumination. Il comprend soudain le sens profond de l’énigme de je ne sais plus quel Oracle, à savoir que seul le valeureux pourrait atteindre le Graal : « C’est un saut de la foi ! Bon Dieu, mais bien sûr ! », s’écrie-il. Il murmure, il bafouille, le cœur tout chamboulé. Il comprend que même s’il a peur du danger et qu’il connait son but sans savoir précisément comment l’atteindre, il doit s’en remettre au destin et faire un pas dans sa direction en ayant la foi.

Alors, il ferme les yeux et se lance… Et MIRACLE, il ne tombe pas. Son pied rencontre un sol invisible, solide. Un pont transparent, qui se dérobait à ses yeux, apparaît soudain. ll est surpris, très surpris mais tellement soulagé. C’est beau. Il rit, Indy est heureux. Le cœur gonflé, il avance timidement d’abord puis s’enhardit et va de l’autre côté et trouve enfin le Graal.

 

 

Eh bien… Quand on suit ses tripes et son cœur, c’est pareil.

On fait Un avec la vie. Et l’Univers conspire avec vous !

Vous êtes le petit oisillon qui commence à battre des ailes pour essayer de voler et qui soudain se dit « Eh ! Mais ça y est, je sais voler et puis c’est chouette, j’ai accès à ça maintenant qui était hors d’atteinte avant. Et ça me permet de faire autre chose que je ne pouvais pas faire avant du coup ! ».

Comme aux échecs, même si vous vous dites que vous ne savez pas jouer, vous avancez vos pions lentement mais sûrement et vous vous rendez compte au bout d’un moment que Mince !vous jouez la partie !
Et peu à peu quelque chose va prendre forme. Il y aura même certaines phases d’accélération qui vous étonneront. Cela indiquera d’ailleurs que vous êtes sur le bon chemin.

Faites des choix que vous AIMEZ, pour lesquels vous sentez de la justesse et de la résonance dans votre cœur.
Alors, à partir de vos choix sincères va se dessiner, lentement, sûrement, une trame invisible qui va finir par relier tous les points, vous porter. Comme le pont d’Indy. Et votre trajectoire fera sens soudain pour finalement prendre forme.
PLUG-IN. Votre prise mâle trouve sa prise femelle. Tout s’assemble.

Le flow arrive…

Va, vis, deviens ce que tu es. Au fond, tu le sais déjà

Moi je t’aide d’abord à te retrouver, à prendre conscience de qui tu es, à contacter ton âme, ton essence, les raisons de ta venue sur Terre. Nous pouvons même aller voir ce que tu as déjà vécu en tant qu’âme dans tes vies antérieures pour te libérer de ce qui n’a plus lieu d’être et qui te retient en arrière mais qui éclaire aussi ta trajectoire…

Je t’aide à tracer les grands repères dans la carte de ta vie pour ne pas te perdre et qu’ils te guident toujours. Comme le faisaient les marins en suivant l’étoile polaire avec un sextant, certains qu’ainsi, en suivant la bonne étoile, ils ne s’écarteraient pas de leur route…

Je t’aide à te libérer de tes peurs et tes croyances limitantes afin de voler et te lancer dans le flow.

Pour le reste : suis ton cœur, il connait la route…

 

 

Growing wings Leap of faith de Lara Fabian (Les ailes qui poussent – Saut de la foi)

As-tu déjà fait face à l’océan
Sans avoir la moindre idée
Comment nager, mais tu as quand même sauté ?

As-tu déjà erré dans le désert
Tandis que les sables changeaient sans cesse
En te laissant toutefois guider par les vents ?

Saut de la foi
Les ailes se déploient
Alors que tu tombes
Avant que tu ne heurtes le sol…

 

 

Avoir peur est normal. Mais ne laissez pas la peur diriger votre vie !

Comment savoir qu’il faut que tu changes de job ?

Comment savoir qu’il faut que tu changes de job ?

 

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Tu sais que tu ne peux plus faire ce que tu fais :

 

  • Quand tu dis que tu as « x » années encore à tirer
  • Quand tu commences à envier les retraités
  • Quand tu as l’impression que ton cerveau se liquéfie d’ennui (bore-out)
  • Quand tu as l’impression de te consumer de l’intérieur (burn-out)
  • Quand ton corps te lâche et somatise
  • Quand tu deviens insomniaque ou dépressif (ou les 2)
  • Quand tu as le ventre en vrac avant d’aller bosser, pendant, après…
  • Quand tu préférerais te casser une jambe plutôt que d’y aller
  • Quand tu soupires à longueur de journée
  • Quand ce que tu fais n’a pas de sens : brown-out (ou que soudain tu as pris conscience du sens de ce que tu fais et que non ! Tu ne peux plus !)
  • Quand tu réalises qu’il y a autant de différences entre l’emploi qu’on t’a vendu et celui que tu fais réellement, qu’entre le burger sur la photo au MacDo, et celui qui arrive véritablement dans la boîte
  • Quand ce que tu fais nuit aux autres ou à la nature et que ça te pose un cas de conscience
  • Quand ce que tu fais est inutile et que ça te pose un cas de conscience
  • Quand ce que tu es et ce que tu fais font tellement le grand écart à la J-C Vandamme que tu as mal aux adducteurs alors que tu ne fais pas de gym
  • Quand tu ne supportes plus tes collègues et/ou tes supérieurs
  • Quand tu réalises que la plupart de tes collègues sont aigris ou dépressifs et que tu ne veux pas finir comme eux
  • Quand tu te transformes en concierge médisante au sujet des autres pour soulager ton mal-être
  • Quand tu ne te nourris plus que de sucreries pour avoir un peu de plaisir et apaiser ta frustration
  • Quand tu ne te nourris plus que de cochonneries industrielles réchauffées au micro-ondes car ça te saoule de préparer ta gamelle la veille et de te faire à manger le soir
  • Quand tu en as marre de manger froid, de manger de la mal bouffe
  • Quand tu en as marre de manger dans ta voiture
  • Quand aller travailler te revient plus cher que ça ne te rapporte (repas+essence+frais de voiture+thérapie)
  • Quand toute ta vie se résume à ton travail
  • Quand chaque jour s’apparente pour toi au mythe de Sisyphe malheureux
  • Quand la moindre chose à faire dans ton travail t’épuise à l’avance (bore-out)
  • Quand tes pauses café, cigarettes, pipi… se multiplient et s’éternisent
  • Quand tu fais plus de trucs perso au boulot que chez toi (bore-out)
  • Quand tu passes ton temps à surfer sur internet ou envoyer des SMS perso (bore-out)
  • Quand tu regardes tout le temps dehors, rêve, t’absente en esprit
  • Quand tu réponds NON à la question de Steve Jobs
  • Quand tu n’as qu’une envie : celle de t’enfuir
  • Quand tu ne te sens pas à ta place
  • Quand tu es victime de harcèlement, de coups bas, de management psychopathe
  • Quand on te fait sentir que tu n’es pas à ta place
  • Quand tu es mis à l’écart comme un lépreux
  • Quand tout le monde te fait sentir que tu dénotes par rapport aux valeurs et à la culture d’entreprise

 

Je vous laisse méditer cette scène d’anthologie de l‘auberge espagnole

Comment découvrir son alignement professionnel ?

Comment découvrir son alignement professionnel ?

Orientation & Sens de Vie®

ou découvrir ce pour quoi on est fait et avoir un job qui fait sens

Mary Mann

On parle souvent d’alignement professionnel pour dire que notre job est en accord avec notre nature et nos aspirations. Or qu’est-ce qui fait que tant de gens se retrouvent à faire un travail si éloigné d’eux-mêmes ? Ils flottent au vent telles des herbes folles se laissant définir par des conditions extérieures, des injonctions subtiles, des diktats sociaux… Et ils ne savent plus qui ils sont. L’ont-ils d’ailleurs déjà su ? Alors, avant de se demander « quel métier faire pour être heureux », que faut-il faire pour découvrir notre harmonie professionnelle ?

Prenez le temps de vous rencontrer

 

La première chose à faire pour découvrir progressivement votre alignement professionnel, et c’est impératif, c’est que vous repreniez contact avec vous-même.

Car le problème majeur de notre époque est qu’on n’a jamais été aussi connecté (tout le temps) à des appareils, internet, Facebook et autres réseaux sociaux… aussi stressé par des emplois du temps de malade… mais aussi déconnecté de soi et du monde ! Et ceci déjà très tôt…

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Faut dire que vous avez probablement eu un entrainement de choc…

 

Pierre Rabhi a dit très justement : « Aujourd’hui, on est tout fier lorsqu’un enfant de 5 ans sait manipuler la souris de l’ordinateur et compter parfaitement. Très bien. Mais trop d’enfants accèdent à l’abstraction aux dépens de leur intériorité, et se retrouvent décalés par rapport à la découverte de leur vraie vocation. Dans notre jeune âge, nous appréhendons la réalité avec nos sens, pas avec des concepts abstraits. Prendre connaissance de soi, c’est d’abord prendre connaissance de son corps, de sa façon d’écouter, de se nourrir, de regarder, c’est ainsi que l’on accède à ses émotions et à ses désirs. »

Alors prenez le temps de recontacter votre Etre intérieurAllez dehors, marchez, sans rien d’autre que vous. Oubliez votre portable et votre ordinateur pendant ne serait-ce qu’une journée. Par pitié, ne devenez pas un Smombie (Smartphone zombie) ! Marchez en regardant la vie autour de vous, les gens, la nature, prenez le temps d’observer vos mouvements intérieurs et descendez en vous-même… Autrement dit : ancrez-vous dans le moment présent !

 

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Inspirez, soufflez et fermez les yeux un instant.

Soyez pleinement présent aux autres et à vous-même pour découvrir ce qui vous déplait, vous plait, là où vous excellez, quels sont vos besoins essentiels

Redécouvrez les bienfaits d’activités manuelles : savez-vous que c’est grâce aux extraordinaires capacités des mains tant en matière de création que de fabrication, que le cerveau de l’homme s’est développé ? Vos mains méritent mieux que la surface froide d’un souris, d’un clavier ou d’un smartphone !

Apprenez aussi à ne rien faire durant une pause, c’est essentiel. Laissez des silences s’installer pour mieux entendre le murmure de votre âme. Cela permet de construire son imagination, sa créativité. C’est pas moi qui le dit, c’est la neuroscience. Y arriver, c’est le chemin vers le centrage au creux de soi.

Car même lorsque nous ne pensons à rien, notre cerveau est actif. Il trie les informations accumulées, réactive des souvenirs, permet d’adopter de nouveaux points de vue : la rêverie est un moment privilégié qui stimule la créativité, votre créativité. Rien de plus facile que de laisser ses pensées vagabonder. Et quand nous rêvons éveillés, un « réseau neuronal de repos » prend le relais. Et c’est là que de supers idées peuvent émerger, des prises de conscience salutaires !

Ensuite il sera bien temps de se poser les bonnes questions…

Car il ne sert à rien de s’interroger sur des questions aussi cruciales que l’orientation à prendre, la reconversion à choisir, si on ne se connait pas ! Comment décider de quelque chose quand on est dans le brouillard ou le TGV, coupé de soi-même, et qu’on ne voit rien clairement ? C’est tout l’enjeu du travail que je vous propose dans Orientation & Sens de Vie® !

Mais pour commencer à vous exercer à « l’art de se poser les bonnes questions »…

En voici une première ! Et mon Dieu, qu’elle est bonne, qu’elle est légère !

Plutôt individualiste ou altruiste ?

Et je précise bien qu’il faut entendre la réponse sans aucun jugement :

«Est-ce que je veux expérimenter une vie individualiste centrée uniquement sur moi ?»

Ou «Est-ce que j’ai besoin d’avoir une vie au service des autres ou du monde ?»

Ce sont les deux facettes d’une question fondamentale qui va aiguiller tout le reste ! (sachant que l’on peut aussi avoir du plaisir et se réaliser en optant pour une vie au service des autres, et qu’un métier altruiste n’est pas forcément celui d’infirmière, de psychothérapeuthe etc.

Ben oui dans l’esprit de beaucoup de personnes, être au service des autres, c’est forcément être mère Térésa… C’est ce que m’a fait comprendre une jeune étudiante un jour : « J’aimerais bien aider les autres, mais je crois que je n’en aurai pas le courage… » J’ai ouvert de grands yeux. Que néni ! Croit-elle que le fait de travailler, d’exercer une activité soit sans répercussion sur les autres ?

Alors individualiste ou altruiste, dans les deux cas, c’est OK. Pourquoi ? Ben oui, pourquoi Maryanne ? Parce que c’est votre chemin de vie, que vous avez le pouvoir de décider de ce que vous voulez et de ce que vous aspirez à expérimenter dans votre vie.

Nous sommes ici incarnés pour expérimenter. Que vous partagiez ou non ma croyance, je crois en la réincarnation. Donc si vous avez vécu une vie de crève-la-faim au 18ème siècle ou été brûlé quinze fois sur le bûcher, vous aurez peut-être besoin de prendre des vacances… Ca se comprend. Mais bon… Je vais développer.

La notion de vie individualiste

La caricature de ce type de vie est de vouloir être une star, riche ou célèbre…

fame photo… sans autre but que de contenter son égo ou de gagner plein d’argent. Si vous voulez être heureux dans la vie, il faut bien prendre conscience qu’être une star, célèbre ou riche ne doit pas être un but mais une conséquence possible de votre action.

Un certain nombre de jeunes souhaitent être célèbres en croyant peut-être que c’est un métier. En plus, ils ne voient souvent que le bon côté de la vie des stars qu’ils envient… Souvent, cela cache ni plus ni moins un manque criant de reconnaissance et le besoin d’être aimé par beaucoup de gens pour se donner de la valeur au travers du regard des autres, autrement dit que les autres leur donnent cette valeur qu’ils ne s’accordent déjà pas eux-mêmes.

Du coup, cette course après des chimères qui risque de ne jamais s’arrêter, donne malheureusement des désillusions terribles quand la célébrité n’est plus là : on entend régulièrement des news de morts tragiques de stars déchues, qui ne sont plus aimées du public… C’est une vie dont le seul sens est tourné vers soi, l’amour du public étant recherché pour guérir une estime personnelle défaillante. Mais je le répète : si quelqu’un veut l’expérimenter : c’est OK, c’est son chemin de vie.

Mais on peut tout à fait avoir une vie individualiste incognito, pas besoin d’être une star ! On peut ainsi participer à un système capitaliste de production de richesse sans aucun état d’âme, système qui met en compétition les individus, qui détruit la terre et ses êtres vivants…

Mais il y a peu de chance qu’on trouve un sens positif à ce qu’on fait !

C’est ce que dit également Corinne Berthaud, auteure du livre Cette comédie qu’on appelle le travail : « Un salarié qui est individualiste ne va jamais trouver le sens de son travail et même de sa vie en général. L’intérêt c’est de privilégier la mission dans laquelle on est engagé car les attributions (salaire, avantages) ne sont que des illusions. C’est ainsi qu’on appâtait les salariés avant. Il faut que les salariés prennent conscience de ça. Si on privilégie uniquement l’aspect matériel et financier, on ne peut pas se réaliser, c’est impossible. Qu’est-ce qui fait qu’on craque ? C’est quand on n’a plus de sens ! Le sens même, c’est se sentir exister, d’avoir ce sentiment d’utilité, c’est ça qui est prioritaire ! »

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Photo by 401(K) 2013

Gilles Vernet aussi est revenu de sa vie individualiste. Cet ex-trader devenu instituteur parle très bien de sa vie d’avant : «…faire de l’argent pour faire de l’argent, à un moment donné : on tourne en rond, il y a un manque de sens. La maladie de ma mère m’a soudain mis en face de cette réalité. Le 11 septembre 2001 a fini le processus : j’ai été voir mon chef pour lui dire que je souhaitais arrêter, il m’a d’abord proposé un poste aux îles Caïman… J’ai insisté en lui demandant s’il comprenait ce besoin de se consacrer à des choses importantes, comme s’occuper de sa famille… Et il a accepté. »

Gilles Vernet consacre maintenant sa vie aux autres, motivé par la transmission aux enfants. Il a d’ailleurs réalisé un film Tout s’accélère où il s’interroge avec ses élèves de CM2 sur l’accélération vertigineuse de notre monde, notre mode de vie et la quête irréaliste de toujours plus de croissance.

Donc une fois que vous avez choisi entre une vie individualiste ou une vie altruiste, voici la question suivante…

Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?

Quel est votre Pourquoi ?

 

Ben oui, Pourquoi ?

Nul besoin de préciser que si vous voulez une vie individualiste, votre POURQUOI c’est vous !

Et plusieurs options s’offrent à vous : jet-setter, trader, Paris Hilton, Nabilla, star égocentrique… Plaisanterie mise à part, il y a des stratégies pour gagner beaucoup d’argent, travailler moins longtemps, se constituer un patrimoine pour devenir peut-être rentier un jour, briller en société en choisissant un métier dont on n’a rien à faire mais qui offre un bon statut, faire la starlette… Mais bon… Vous pouvez plus simplement exercer un métier au service du capitalisme, sans éthique, qui pollue la planète, sépare les gens, les exploitent…

Mais pas besoin de continuer la lecture de cet article…

Pour les autres qui auraient répondu ALTRUISTE… Avez-vous remarqué quelle est la question la plus fréquemment posée quand on rencontre un inconnu lors d’un dîner ?

« Et toi ? Tu fais quoi dans la vie ? »

Et c’est le même problème quand on cherche Le job qui nous correspond. ON VEUT TROUVER QUOI FAIRE, se jeter tout de suite dans l’action, sur quelque chose à faire. Et c’est alors qu’on tombe dans des questions Shakespearienne « que faire ou ne pas faire… »

Mais en pensant ainsion réfléchit déjà au Comment au lieu de s’interroger sur le Pourquoi.

Oui, parfaitement. Car ce qui est essentiel, c’est le pourquoi, pas le comment !

Identifier au service de quoi on veut œuvrer est la base, la fondation même d’une orientation heureuse. Cependant, beaucoup d’entre nous se laissent porter par le courant sans choisir au service de quoi ils veulent œuvrer et sous quelle forme ils veulent aider les autres, participer au monde.

« Ce qui est essentiel, c’est le POURQUOI, pas le comment. » Mary Mann

Le problème vient de très loin…

Quand un enfant demande à ses parents pourquoi ils travaillent, que répondent-ils ?

« Pour gagner de l’argent ! »

Ben oui hein, ça c’est ballot… marmonnez-vous en secouant la tête devant votre ordinateur (oui oui, je vous vois).


1er aparté : Cette malheureuse réponse va contribuer dès l’enfance à donner une image négative du travail, qui ne servira à rien d’autre qu’à gagner de l’argent (en aucun cas, ça ne peut être plaisant et épanouissant et c’est encore plus de la science fiction que de croire qu’on peut gagner de l’argent en faisant un truc qu’on aime – ben oui !). Mais c’est un autre point que j’aborde dans l’atelier sur la relation à l’argent.


 

Revenons à nos moutons…

Ensuite, à l’école… Nous ne sommes pas accompagnés pour trouver ce qui nous anime ou nous pousse à agir. L’école est surtout conçue aujourd’hui comme un moyen pour trouver un travail et un travail est un moyen pour gagner de l’argent. Nous sommes formatés pour trouver un travail pour gagner notre vie (oh quelle belle expression !), trouver quelque chose à faire et qui plus est en CDI n’est-ce pas ?


2nd aparté : Vous a-t-on parlé de l’entrepreneuriat à l’école ? Non ? Ben moi non plus ! Normal, on nous inculque l’idée par défaut que le Graal est un CDI. Mais comme Corinne Berthaud le dit très justement : « C’est quoi la vie ? Le royaume des CDI ? Un prêt sur 30 ans et on attend le jour de l’an pour faire la fête ? C’est ça la vraie vie ? » (J’aborde ce point du salariat ou de l’entrepreneuriat dans un autre article car le salariat n’a pas toujours été la norme).


 

Je reprends le fil… travailler pour gagner de l’argent.

Eh bien, Non. Désolée de vous le dire mais quand on est aligné dans un job qui fait sens, on ne travaille pas pour gagner de l’argent. On travaille pour PARTICIPER et APPORTER NOTRE CONTRIBUTION à la collectivité, à une cause, à un Pourquoi. Car ça nous rend heureux et on se sent utile. Et on continuerait à le faire même si on n’en retirait pas d’argent, car c’est NOTRE TRUC !

Mais dans la majorité des cas, on ne connecte jamais un travail à un BUT plus grand que soi, à un POURQUOI.Très souvent, on ignore tout bonnement quel est notre Pourquoi ! Et l’école ne nous aide pas non plus à l’identifier !

C’est ainsi que tant de gens se retrouvent dans des études sans aucun sens pour eux, simplement parce qu’ils pouvaient les faire, ou qu’ils sont perdus dans un secteur qui ne les intéressent pas…

Et ils vivent une vie qui n’a pas de sens, à contre-courant de leur nature, de leurs valeurs, de leurs priorités, à la fois dans ce qu’ils sont, font et la cause qu’ils servent. Ils sont au service de quelque chose qu’ils n’ont pas choisi en conscience ! Exemple réel : une personne pour qui l’humain est important, le lien social, qui a des valeurs écologiques et qui se retrouve informaticienne chez Total. Comme grand écart à la J-C Van Damme, c’est pas mal, non ? Mais surtout… ça fait mal à la longue…;-)

Donc si tous ces gens perdus ne se sont pas interrogés au départ, ils finissent par le faire un jour ou l’autre. Ils finissent par ressentir un gros problème existentiel et par être malheureux sans trop comprendre le diagnostic ni comment trouver une solution car ils se sentent piégés par tout un tas de choses. Et quand ils cherchent désespérément une issue, il est fréquent d’entendre :

« J’ai envie d’autre chose, mais je ne sais pas quoi faire… »

Ils raisonnent comme on leur a toujours appris à l’école : ils veulent faire quelque chose en pensant mystérieusement que la réponse est à l’extérieur d’eux-mêmes. Alors qu’ils doivent commencer par se tourner vers leur cœur et leurs tripes pour savoir :

  • ce qui les anime,
  • ce qui les touche,
  • ce qui les motive dans leur vie.

Et là, on retourne au point de départ : le Pourquoi pas le Comment !

« Le Pourquoi, ça sert à comprendre le SENS profond de notre action. » Mary Mann

C’est comme quand on fait une dissertation : quel est le but de notre propos ? C’est LE FOND que l’on doit identifier pour ne pas faire du hors sujet… Ensuite seulement vient la FORME, le style, les détails…C’est le FOND qui est important plus que la FORME. La forme est changeante mais pas le fond.

Le POURQUOI c’est votre ballon qui vous suit partout au bout de votre main, et quand vous levez la tête vous le voyez et si votre action est en cohérence avec ce pourquoi, vous ne vous perdez pas en route, vous commencez même à vous respecter !

 

C’est comme les repères que prennent les voyageurs pour naviguer sur l’océan sans se perdre. Des repères lointains ou fixes, qui ne bougent pas comme l’étoile polaire par exemple.

D’ailleurs, êtes-vous bien certain de suivre la bonne étoile ?

J’ai quitté une réunion et ne suis jamais revenu…

J’ai quitté une réunion et ne suis jamais revenu…

Orientation & Sens de Vie®

James Altucher

James Altucher

Rédacteur au The Altucher Report

publié le 9 mars 2015

Traduction par Mary Mann

Quand je suis tombée sur cet article, j’ai tout de suite eu envie de le traduire. Il illustre brillamment la quête de sens, une prise de conscience soudaine durant un meeting, le déclic puis le saut du navire… James Altucher, qui a vécu ce basculement le raconte avec brio.

Eh bien, je n’ai pas démissionné. C’était pire que ça.

C’était en plein milieu d’une réunion. Je m’ennuyais à mourir. En plus, j’étais nerveux car mon nouveau boss m’avait dit « Ne t’inquiète pas pour ça » suite à ma demande d’augmentation.

« Ne t’inquiète pas pour ça » veut dire « Va te faire ******. »

Et ma jambe me faisait mal. J’étais tombé la veille sur le trajet pour aller déjeuner avec mes collègues.

Alors, au beau milieu de la réunion, j’ai prétexté d’aller aux toilettes. J’ai boité vers la sortie. J’ai dit au revoir à la standardiste. Je n’ai pas pris mon manteau, mon sac, ni même un des livres. Il se pourrait que mon nom soit probablement encore sur la porte.

 

Tenté d’appuyer sur le bouton ?

J’ai pris l’ascenseur pour descendre 49 étages plus bas. Je suis allé à la gare centrale, j’ai pris le train vers le Nord sur 112 km. Je ne suis jamais retourné au travail.

Ils ont essayé de m’appeler et de m’ont envoyé des emails. Même plusieurs années plus tard, j’ai reçu un email de mon boss disant « Nous aimerions toujours t’avoir parmi nous ».

Je n’ai jamais répondu à aucun des emails ou appels, même pas le dernier. Vous pouvez me juger. Ce n’était pas la manière la plus éthique de quitter un emploi. Et je ne suis pas très bon pour tout ce qui est de l’ordre de la confrontation.

Mais quelques fois, c’est trop. Quelques fois, tout s’additionne jusqu’à ne plus pouvoir bouger, jusqu’à ne plus pouvoir sortir du lit.

Qu’y avait-il de si mauvais, chéri ?… me dit mon ami imaginaire qui m’aime tous les jours.

A) Pour chaque dollar créé, 50-80 pourcents sont mangés par le boss ou son boss, ou le boss de son boss, ou une quelconque machine.

B) Pour chaque dollar ramené à la maison, 40 pourcents sont pris par le gouvernement, 10 pourcents sont pris par l’assurance santé, et quelques autres pourcents sont encore pris par le transport pour aller au travail.

C) J’étais dans l’illusion que mes collègues de bureau étaient de vrais amis. Au travail, tout le monde se poignarde dans le dos tout le temps.

« Au travail, tout le monde se poignarde dans le dos tout le temps. » (James Altucher)

Salut !… Ca va ?

D) Si je parle à quelqu’un du sexe opposé, je dois lire trois manuels et signer des formulaires en triple exemplaires avec le RH pour être sûr que c’est ok. (Note de la traductrice : aux USA, le harcèlement sexuel au travail est très encadré et le moindre contact physique peut être mal interprété)

E) Quand j’essaie d’impressionner les clients, je dois faire semblant de les apprécier.

F) Au petit-déjeuner et au déjeuner, je ne mange rien d’autre que de la mal bouffe entre deux réunions qui broient mon âme.

G) De 6 h du matin à 20 h, soit je me prépare à travailler, soit je vais au travail, soit je suis au travail, ou je rentre chez moi après mon travail. Et ceci potentiellement pendant 50 ans.

H) Ma femme pourrait compter moins que n’importe quel job que j’ai. Et après un moment, on oublie pourquoi nous nous sommes rencontrés, pourquoi nous sommes tombés amoureux, jusqu’à finalement n’avoir plus qu’une étrangère allongée dans mon lit près de moi pour le reste de ma vie. 40 années plus tard, tu meurs auprès d’une étrangère.

I) Chaque dollar que j’ai dépensé pour mes études était pour me construire un filet de sécurité juste au cas où « je tomberais ». Devinez-quoi : mon job est justement ce dans quoi je suis « tombé ».

J) Si mon boss crie après moi, tout ce que je peux faire est m’excuser. J’avais l’habitude de quitter l’immeuble et d’aller en bas de la bibliothèque publique de NY et de juste attendre de retrouver mon calme.

J’ai cartographié toutes les toilettes publiques dans un rayon de 6 pâtés de maison. Personne ne veut pisser près de son boss. C’est dégoûtant et humiliant.

« Trouvez le vrai sens de votre vie au lieu d’avoir pour moteur des buts financiers ou le plaisir » (James Altucher)

Nous avons des mains pour aimer et créer. Pour toucher et inspirer.

Trouvez le vrai sens de votre vie au lieu d’avoir pour moteur des buts financiers ou le plaisir.

Quand vous trouvez un sens qui distribue de la valeur, de l’art, et aide les autres à accomplir leurs propres rêves, vous trouvez le bonheur.

Ce bonheur est ce qui vous pousse hors du lit chaque matin. Ce qui vous permet de créer de vrais liens avec les gens. Ce qui vous permet de créer le monde dans lequel vous avez toujours voulu vivre.

 

Un jour, vous avez été un petit enfant

 

Un jour, vous avez été un petit enfant. Vous avez joué dans le bac à sable avec vos amis. Vous aimiez les gens et construisiez des châteaux.

Maintenant, allez-y. Maintenant, allez et jouez encore. Le monde est empli de sens.

Trouvez le vôtre.

Et vous concrètement, vous faites quoi ?

Et vous concrètement, vous faites quoi ?

En quête de sens

 

 

Vous avez remarqué ?

De plus en plus de gens s’interrogent sur le sens de ce qu’ils font. Et ils ont raison.

 

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Car ce monde marche de plus en plus sur la tête.

Certains jeunes diplômés se rendent malheureusement compte lors de leur premier emploi et parfois après des années d’études, que le milieu dans lequel ils évoluent n’est finalement pas fait pour eux. C’est triste mais salutaire néanmoins car le plus tôt est le mieux pour changer de voie.

C’est ce qui est arrivé à Guillaume Gibault (ne rigolez pas), fondateur de Le Slip français (j’vous avais dit de ne pas rigoler !). Après de brillantes études à HEC, vient le temps du premier poste… Il ne lui aura fallu que quelques mois dans la finance pour se rendre compte qu’il n’était pas à sa place… et démissionner pour créer son entreprise Le Slip français : elle vend des sous vêtements de qualité, tous fabriqués en coton et dans des ateliers uniquement français.

Il avait envie de concret, de participer à la relocalisation de l’économie, d’un job plus aventurier, et ayant du sens ! Aujourd’hui, ce jeune trentenaire blagueur cartonne. Son slogan ? : « Vous voulez changer le monde ? Commencez par changer de slip ! ».

EnQueteDeSens_v3Partout, des personnes sont en quête de sens. Lassées d’avoir le sentiment de ne servir à rien, ou de faire quelque chose qui ne leur apporte rien ou qui ne rime à rien existentiellement parlant.

Vous avez peut-être vu l’excellent documentaire portant justement ce titre « En quête de sens » de Nathanaël Coste et Marc de La Ménardière, sorti en 2015 ?

Ce film est l’histoire de deux amis d’enfance qui ont décidé de tout quitter pour aller questionner la marche du monde. Nathanaël filme Marc qui travaille dans le marketing à New York, mène la grande vie et son rêve américain avant d’être frappé d’une prise de conscience brutale au sujet de la vacuité de ce qu’il fait, du manque (voire absence) de sens de son job.

Ils finissent par faire un road-trip sur de nombreux continents : en Inde pour trouver notamment Vandana Shiva, voir un chaman en Amérique du Sud, une prof de yoga dans les Andes… bref, reprendre contact avec la Terre et discuter avec des personnes ayant une interaction concrète avec le monde et mettant leurs talents au service d’une cause utile et des autres.

Loin du « rêve américain » que vivait Marc à New-York, la reconnexion avec la nature, très présente dans le long métrage, a de son propre aveu « reformaté son disque dur ».

 

 

Bullshit jobs

 

 Vous avez sûrement déjà été démarché par téléphone ?

 

 

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Sens ? où es-tu ?

 

Vous savez quand l’interlocuteur vous appelle à midi, parle comme un robot sur un brouhaha infernal, veut vous vendre un truc que vous n’avez pas demandé et que vous raccrochez plus ou moins poliment…

Ces jobs en sont la parfaite caricature mais font hélas partie des bullshit jobs (jobs à la con). C’est un fléau polymorphe des temps modernes. Mais bien que d’apparences variées, ils ont plusieurs caractéristiques communes : ils sont principalement dans le tertiaire, sont souvent impossibles à définir en 1 phrase, quand ce n’est pas tout bonnement que la société pourrait s’en passer

Des journées abrutissantes, des tonnes de tableaux excel ou de cases de formulaires administratifs à remplir sans en voir le but ou la fin, des réunions fréquentes et vides de résultat, des sigles à gogo dans le langage de vos collègues, une pléthore de termes anglais pour faire plus hype et créer un langage d’initié (mais aussi une indigestion au quotidien), des crises d’ennui liées à l’absence de tâches (bore-out) ou de sens de votre travail (brown-out)ou tout simplement si vous ne comprenez pas ce que vous faites… sont tous des symptômes qui devraient vous alerter !

L’équipe d’acteurs belge du plan Joker a tourné en dérision les jobs à la con lors d’un spectacle de Kaleidoscope Théâtre. Ils ont carrément poussé le bouchon ! Jouant aux hommes politiques dans cette fiction sarcastique, ils ont inventé un Plan Joker dont le but est d’offrir à chacun le droit au travail pour abolir ce fléau du chômage. Cela débouche forcément sur des jobs à la con juste pour occuper les gens… A mourir de rire !

 

Un manque de concret

 

 

cadres-en-quete-de-sens_full_dossierTrès souvent, ces jobs manquent de concret et de sens : de vie en somme !

Voici le témoignage de Jean dans un article de Lorraine de Foucher, pour le journal Le Monde : « Il a fait une prestigieuse grande école en trois lettres, pour aller contrôler la gestion d’une société de transports en quatre lettres. « Le matin, quand j’arrive, il y a un ordinateur éteint. Le soir, quand je finis ma journée, c’est à nouveau un ordinateur éteint, ce n’est pas comme un boulanger, ou un charpentier, je n’ai rien fabriqué », explique ce cadre de 38 ans.

« Je mets des chiffres dans des cases, et je compte. Parfois, je compte même les cases pour m’amuser. C’est quand même fou le nombre de cases qu’il peut y avoir dans un tableur Excel », feint-il de s’extasier. Il se moque de sa propre ­condition mais, pour l’heure, il continue de regarder passer les trains. Peur du chômage ? De gagner en sens de la vie mais de perdre en niveau de vie ?« , finit de conclure l’auteur.

C’est drôle… aux USA, je viens de voir un reportage sur une société qui a eu l’idée du siècle : livrer de l’essence partout où on les appelle et même à domicile … Waouh, je dois dire que j’ai applaudi des deux mains cette initiative vitale pour l’humanité et l’avenir du monde ! (est-il nécessaire de préciser que je plaisante ?) Et quelle opportunité transcendante pour le livreur d’exprimer son unicité dans ce monde ! A coup sûr c’était un job du Plan joker !

hand-76738_1920D’ailleurs, c’est bien ça qui rend fou aujourd’hui… Car l’impossibilité d’un individu à s’exprimer, à exprimer son identité unique dans le monde conduit inévitablement à une crise existentielle. Cet état de non-expression de lui-même engendre une souffrance, un écartèlement de son Etre profond, un sentiment de vide et au final une recherche de sens. CQFD.

La seule solution de chaque personne dans cette situation est de redevenir acteur et responsable de sa vie en décidant de lui donner une direction et en faisant des choix en accord avec ce qu’il est, avec ses valeurs, ses priorités.

Hélas, ces derniers temps, on observe que certains préfèrent abandonner le combat de la quête de sens dans leur travail en créant un système de rentrée d’argent sur internet pour vivre en dehors…

 

 

Le travail virtuel vs réalité

 

 

cultiver photoPartout, je vois donc des gens se lancer dans des sites web, des blogs dont l’unique but est de rapporter de l’argent via des pubs ou des produits numériques vendables à l’infini… et faire de l’argent « tout seul ».

Je sais, je vais faire ma grand-mère de service (mais c’est utile des fois ;-))… J’aimerais poser une simple question à ces gens : s’il y a une éruption solaire qui bousille tout l’électronique (et ce n’est qu’une question de temps) et qu’il n’y a plus d’internet pendant un bon moment, vous faites quoi ?

Que savez-vous faire de vos dix doigts ?   eyes-312093_640

C’est la question très simple que s’est posée Marc de La Ménardière quand il a découvert la Fondation de la recherche pour la science, les technologies et les ressources naturelles de Vandana Shiva.

Alors qu’il regarde tous ces indiens s’affairer à planter, récolter, transformer pour d’abord manger et également recueillir des graines pour recommencer leurs cultures l’année d’après… il se demande ce qu’il sait faire concrètement pour vivre.

Sa conclusion est sans appel… C’est alors qu’il est pris d’une frénésie de mettre ses mains dans la terre, d’aider au travail des champs et de faire quelque chose de concret. D’ailleurs, à son retour, il a enfoncé le clou en se formant au maraîchage biologique.

Faut-il le rappeler ? Les besoins fondamentaux pour un humain sont : boire, manger, se vêtir, se loger. Bien sûr, il y a d’autres besoins (aimer, se divertir …), mais ceux que je viens d’énumérer sont les bases vitales.

Vous êtes-vous déjà demandé si vous possédiez au moins une compétence permettant de satisfaire un de ces besoins ? Ou participez-vous à une activité qui contribue directement ou indirectement à quelque chose d’essentiel à la collectivité ? A l’amélioration du monde ?

Est-ce que votre travail vous rend heureux et fier ? Est-ce que votre travail permet au monde de bénéficier de votre unicitéSi vous deviez mourir demain, est-ce que vous continueriez à faire ce que vous faites ? Si votre réponse vous insatisfait ou vous laisse inconfortable, il y a probablement quelque chose à revoir dans votre vie

Plus vous serez en quête de sens et plus vous aurez besoin de vous rapprocher

du résultat concret de votre action, pour qu’elle soit réelle et visible pour vous.

Malheureusement, les évolutions actuelles du travail tendent vers plus de fonctions intellectuelles et coupent du sens des réalités et de l’essentiel.

C’est pour cela que des tas de gens « pètent » les plombs comme le raconte Hélène de Foucher dans son article : « Plutôt que d’accepter que « ça sera vraiment ça toute notre vie »ils déploient alors des trésors d’inventivité pour aller chercher ailleurs un sens qu’ils ne trouvent plus. Il y a trois ans, Anne s’est lancée dans des études de sociologie. Pour nombre de ses ­congénères, cela se traduit par une avalanche de reconversions artistiques, de tours du monde, ou d’entrepreneuriats en tout genre, du miel bio à la chaussure péruvienne.« 

Voilà aussi le cas  de « Simon » relaté dans un article de Adrien Barbier (Monde Académie). A 25 ans, il vient de débuter une formation d’installateur sanitaire en alternance, deux ans après avoir obtenu son diplôme de Sciences-Po Paris.

Point de départ de cette reconversion, l’envie de « mettre les mains dans le cambouis». « Je ne me voyais pas passer mes journées derrière un ordinateur» ,explique ce jeune homme bricoleur. S’il n’a rien d’un marxiste chevronné, Simon n’en assure pas moins vouloir, par sa démarche, «se réapproprier les processus de production»

Réapprendre à faire des choses simples alors que, d’après lui, «la technologie nous dépasse tellement qu’on ne prend même plus le temps de la comprendre». Les cas de diplômés de grandes écoles qui se reconvertissent sont de moins en moins rares. Surtout lorsque, la trentaine venue, ils se lassent d’expériences professionnelles qu’ils jugent déconnectées des réalités quotidiennes.

En 2015, selon une étude APEC, 14 % des jeunes diplômés de niveau bac+5 ou plus disent avoir vécu un changement significatif d’orientation professionnelle dans les deux années suivant l’obtention de leur diplôme. « Un phénomène non négligeable », écrit l’Association… On ne compte plus les ingénieurs ou autres détenteurs de diplômes supérieurs en école de commerce, qui deviennent paysans, boulangers, fleuristes, bouchers…

« Notre civilisation s’est construite depuis 200 ans sur une vision matérialiste et mécaniste du monde. Cette vision a séparé l’homme de la nature, le corps de l’esprit, et nié la dimension intérieure et le mystère de la vie. Elle a érigé la compétition comme une loi naturelle, l’avidité comme une qualité bénéfique à l’économie, l’accumulation de biens matériels comme finalité de l’existence… ». Marc de la Ménardière

A côté de ça, beaucoup savent que nous entretenons un système basé sur un grand mensonge : « consommer ne rend pas heureux ». Nathanaël Coste

 

 

Alors, et vous concrètement, vous faites quoi ?

 

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