Comment lâcher le job qui paie les factures ?

Comment lâcher le job qui paie les factures ?

Orientation & Sens de Vie®, E.V.E.I.L.

ou comment arrêter de se faire des films et briser ses chaines !

Mary Mann

Le marché du travail va mal. Pas seulement à cause du chômage. Depuis que la rupture conventionnelle existe, les demandes ont explosé ! Or, tandis que certains osent, beaucoup ne font que rêver d’autre chose et ne passent jamais à l’acte. Pourquoi ? Car la peur les paralyse et leur auto-saboteur leur fait imaginer le pire avant même d’y avoir réfléchi calmement. Cette simple introspection qui n’engage à rien tant qu’elle n’est pas suivie d’actions est pourtant indispensable pour ouvrir son champ des possibles et construire un projet. Avant d’éventuellement lâcher le job qui paie les factures en explosant ses croyances limitantes.

En 2013, 70% des 18-35 ans ne se retrouvaient pas dans leur job. En 2014, 48% des français souhaitaient se reconvertir professionnellement. Néanmoins, beaucoup n’en restent qu’à l’étape du rêve… ou plutôt du cauchemar.

1-Pause… arrêtez le film !

 

Bien des gens rêvent d’une autre vie mais ne passent jamais à l’acte. D’ailleurs, leurs croyances : « C’est impossible de toute façon » ou « Je n’y arriverai jamais » font qu’ils ne passent même pas à la phase d’étude. Pourtant quel risque y a-t-il ? Serait-ce comme embrasser c’est tromper ? Est-ce que le fait d’échanger un baiser avec un flirt d’un soir un peu arrosé, va vous faire quitter foyer et conjoint sur-le-champ puis vous marier avec un autre dans les 2 jours ? Ridicule.

 

Avant de changer de voie, ne pouvez-vous pas simplement rêver, retrouver votre enfant intérieur, puis réfléchir et tester pour voir ?

 

Dans un désir de reconversion, nombreux sont ceux qui s’emballent et l’abordent comme si le simple fait de penser, puis d’étudier sé-rieu-se-ment une alternative, un autre mode de vie plus conforme à leurs attentes et besoins (afin de répondre si oui ou non, on passe à l’action) allait les projeter instantanément dans une nouvelle existence aux antipodes de la précédente.

Rien que d’être effleuré par l’idée de changer leur fait l’effet d’un saut en parachute… sans parachute.

Ils se retrouvent alors face à leurs peurs du changement les plus intenses !

 

 

« Oh mon Dieu ! Et si j’admettais ainsi clairement que je ne veux plus de cette vie là ? Ou pire : si je découvrais qu’autre chose était possible ?! « 

Et soudain les violons, Fantine, Jean Valjean et Cosette arrivent…pour enterrer des rêves en bonne et due forme lors d’un plan séquence catastrophique et misérabiliste débouchant forcément sur le pire

 

 

Vite, vite ! Pris de panique, ils remettent le couvercle sur leurs émotions, se déconnectent encore un peu plus d’eux-mêmes, jusqu’à la prochaine bouffée de ras-le-bol. Pourtant le magma bout à l’intérieur !

Et d’expérience, il risque de devenir incontrôlable et voudra sortir un jour ! Soit il pourrait se retourner contre soi ou à l’extérieur

 

Mais avez-vous déjà été projeté instantanément dans un supermarché à la simple idée d’acheter de la mayonnaise alors que vous faisiez votre liste de courses ? Moi non.

Par contre, on a la possibilité de rêver un moment aux différentes recettes de mayonnaise et à leurs goûts : au citron, à la moutarde, avec des œufs frais…(Hummm avec des frites) sans rien acheter.

Pour autant, au moment de choisir, vous aurez déjà une bonne idée de pourquoi vous préférez celle à la moutarde et serez plus sûr de votre choix. Tout ça sans rien faire d’autre que de réfléchir. Vous n’aurez même pas pris votre voiture. 🙂

2-Faire le point

 

Quoiqu’il en soit, l’envie de changer démarre toujours par une crise, un mal-être dont on ne cerne pas vraiment la cause et auquel on ne sait pas apporter de solution car on a la tête dans le guidon, embourbé dans nos peurs et nos croyances limitantes.

C’est pourquoi il faut se poser et prendre le temps de réfléchir (faire un bilan).

 

 

  • Où en suis-je dans ma vie ?
  • Qu’est-ce que je ne veux plus ?
  • Quels sont mes besoins essentiels auxquels je ne veux plus renoncer ?
  • Mes valeurs motrices dans ma vie ?
  • Et surtout mes priorités, mes gros cailloux (voir article) que je veux mettre en premier dans mon seau pour être heureux ?

 

Il est important de se faire accompagner dans cette introspection pour nourrir notre réflexion au lieu de repousser toujours plus notre mal-être en croyant le faire taire. D’expérience, on repousse ce que nous ne sommes pas prêts à affronter.

 

Or ce à quoi je résiste, persiste !

 

Pilule rouge ou pilule bleue ?

Dès que nous avons conscience que quelque chose ne va pas, c’est comme la pilule rouge dans Matrix : vous SAVEZ. Nul retour en arrière possible ! Vous avez beau repousser l’échéance, votre mal-être reviendra toquer à la porte de votre cœur et tordre vos boyaux.

Et tôt ou tard il faudra se pencher sur la question sous peine d’être malheureux encore longtemps et avant d’atteindre ce seuil critique qui nous fera passer à l’action dans la douleur et la confusion, ou qu’un événement extérieur (accident, maladie, décès…) nous fasse un électrochoc et provoque le même résultat.

« Je ne te dis pas que ce sera facile, je te dis que ça en vaudra la peine. » (Art Williams)

Grâce à votre réflexion, vous saurez quel est votre Pourquoi et pourrez approcher votre Comment (en tenant compte de ce qui est non négociable dans votre vie).

Vous aurez pris conscience de votre INTENTION dans cette vie. Ainsi, suite à ce travail, vous aurez les éléments pour trouver votre porte de sortie, construire une alternative cohérente avec la personne que vous êtes.

Pas à pas, vous vous sentirez plus confiant car vous ne naviguerez plus à vue ! Vous aurez une idée claire de votre étoile polaire (celle qui vous guidera toute votre vie), à quoi elle ressemble pour vous diriger dans votre existence toujours en cohérence avec vous-même.

Alors, quand ça ne va pas dans votre vie, le seul effort que vous avez à faire, c’est de prendre votre responsabilité vis-à-vis de vous-même et de décider de vous faire aider pour aller vers plus de joie, de vie et une renaissance pour honorer l’être lumineux que vous êtes !

« Quelqu’un pourrait-il rallumer la lumière svp ? »

 3-Voir et concevoir ce que vous ne voyez pas

 

Quand on a grandi dans un certain milieu, celui-ci influence notre mode de pensée. Notre esprit se formate sur ce qui est admis dans notre milieu familial. Et cela n’épargne pas la catégorie socio-professionnelle ou le type de métier.

Moi-même, aucun de mes parents n’était entrepreneur, et longtemps, je n’ai même pas considéré cela possible pour moi. Pourquoi ? Car cela ne correspondait pas à mon éducation et à mon « champ des possibles » à Moi.

Notre esprit se formate sur ce qui est admis dans notre milieu familial.

Aujourd’hui, 92 % des emplois sont dans le salariat mais un rééquilibrage est en train de se produire lentement mais sûrement. Mais vous pouvez tout à fait vous former à un autre métier salarié !

Tout ça pour dire que parfois, des solutions sont à notre portée mais que souvent, inconsciemment nous les mettons de côté sans même y réfléchir car elles ne correspondent pas à nos croyances.

Bien des croyances bloquent les gens, tandis que tout leur Etre appelle un changement. Et beaucoup choisissent d’écouter ces croyances (le plus souvent inconscientes) pour rester dans le même schéma pourtant insatisfaisant et délétère.

Cette attitude les amène d’ailleurs souvent à éluder les différentes portes de sortie et à rester aveugle aux solutions pourtant à portée de mains.

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« Je suis ton auto saboteur et qu’est-ce que j’ai peur…!! »

Ainsi, ils donnent à manger à leur auto-saboteur, qui s’exclame une fois repus : « Super ! Rien ne va changer ! Ouf, qu’est-ce que j’ai eu peur…! »

Croyez-moi, il y a des solutions que vous ne considérerez même pas tant elles sont inconcevables dans votre schéma de pensée et pourtant elles existent. Mais elles sont simplement dans votre « angle mort ».

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4-Démasquer vos peurs sous les excuses

 

Il n’est pas rare d’entendre comme argument : « J’aimerais bien quitter ce job si je n’avais pas des enfants à charge. »

Voici ce que Christian Junod, l’auteur de Ce que l’argent dit de vous, en dit : « Encore une autre prison… Un comble de faire des enfants pour en être prisonnier ! Au moment de mon départ, deux de mes enfants étaient encore étudiants et cela n’a pas été un problème car j’étais prêt à affronter l’inconnu du statut d’indépendant. Plusieurs années auparavant, alors que je m’ennuyais déjà au travail, je n’avais pas été capable de partir, de changer de métier car je n’étais pas prêt intérieurement.

Mes enfants n’y étaient pour rien.

C’est ainsi que bien souvent, les excuses que nous nous trouvons cachent une raison bien plus inavouable : notre peur. »

«Prêt ? On ne l’est jamais vraiment ! On a juste peur !» – Mary Mann

Christian Junod poursuit : « Il n’y a pas de honte à avoir peur, ce n’est pas un problème. Ne pas se l’avouer en est un car je ne peux pas transformer une peur non dite et c’est elle qui restera le moteur de mes décisions. »

Bien sûr, afin d’être prêt (mais on ne l’est jamais vraiment ! On a juste peur !), c’est mieux de préparer votre plan suffisamment.

Si vous passez du salariat à l’entrepreneuriat, il est possible d’avoir une bascule progressive si vous avez vraiment besoin d’une transition douce et rassurante et que vous avez une énergie et une discipline d’enfer pour vous consacrer aux deux en même temps.

Si vous vous voulez rester salarié mais changer de job, libre à vous de faire une formation de reconversion en dehors de votre temps de travail (idem pour l’énergie et la discipline).

Vous pouvez également souhaiter mettre un max de côté avant de faire le saut… D’ailleurs, peut-être vous faudrait-il travailler votre peur du manque et votre relation à l’argent pour vous aider à sauter !

 

Mais parfois, il se peut aussi que vous soyez arrivé au bout du bout (ça arrive !)

 

… Et que vous décidiez de partir grâce à une rupture conventionnelle car de toute façon vous sentez, tout au fond de vous, que 6 mois de plus sont tout bonnement IM-PEN-SA-BLES !

Vous pourrez tout à fait réaliser ce travail de réflexion après avoir appuyé sur le bouton du siège éjectable.

 

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Tout est une question de choix et de priorités.

Quels sont les vôtres ?

5-Déterminer ce qui est vraiment important

 

Préférez-vous continuer à privilégier l’AVOIR : gagner autant pour pouvoir continuer à partir aux vacances à la neige et à la mer ou à l’autre bout du monde, histoire de supporter votre quotidien ? Continuer à acheter toutes ces choses futiles pour vous occuper ou encore la dernière BMW ou le dernier portable à la mode pour montrer que vous avez réussi votre vie ? Ou envisager de réduire votre train de vie et gagner en bonheur intérieur ?

Ou voulez-vous encore continuer à rentrer irascible et exténué, absent psychologiquement car vous avez fait le grand écart toute la journée entre vouloir partir en courant et rester là à faire des choses qui ne vous rendent pas heureux ? Ou être vraiment présent encore plus qu’avant, à ce que vous faites et avec vos proches ?

Avez-vous envie de continuer à vous morfondre et à dépérir ? Ou vous lever chaque jour avec le sourire, et de sentir un feu à l’intérieur de vous ? Ce feu qui vous porte et vous amène à vous surpasser avec bonheur… Au point que vous « oubliez » vos vacances à la neige et en Thaïlande, car finalement vous n’en avez plus autant besoin qu’avant puisque vous n’avez plus besoin de vous échapper d’un boulot besogneux qui vous occupait 300 jours/an ?

C’est une question existentielle qui mérite réflexion…

Alors, si vous prenez finalement la décision d’écouter votre cœur et de le suivre, mais que vous avez l’impression d’appuyer sur le frein et l’accélérateur en même temps, faites-vous accompagner pour passer ce cap et vous propulser vers de nouveaux horizons !

Il y a des solutions pour faire le point calmement et profondément puis pour faire sauter les verrous ! Pourquoi ne pas faire un bilan Orientation & Sens de Vie® ?

Vous pourrez y trouver votre Pourquoi et dessiner votre Comment (car l’important c’est le Pourquoi pas le Comment).

Et que diriez-vous de travailler votre peur de l’insécurité, votre tétanie face à l’inconnu, le manque de confiance en vos capacités pour faire sauter vos barrières avec E.V.E.I.L.

 

Mais un conseil : n’abandonnez pas avant même d’avoir commencé !

Changer de vie ? Comment transformer le « risque » en chance ?

Changer de vie ? Comment transformer le « risque » en chance ?

Vous vous êtes sûrement déjà retrouvé dans une situation bloquée, inextricable, vous rendant malheureux ? Peut-être même que vous la vivez en ce moment ? Vous voudriez que ça s’arrête, trouver une issue ? Mais la peur de l’inconnu vous paralyse.

La peur comme saboteur

Pourtant vous brûlez d’ouvrir la porte pour changer d’air, d’agir pour sortir de cette impasse. Mais comment dire… C’est comme si un hypnotiseur vous avait convaincu que la poignée était brûlante et que derrière il y avait même un trou abyssal qui allait vous engloutir, et plus vous pensez à ce qu’il pourrait y avoir derrière la porte, et plus vous imaginez des monstres, des tireurs d’élites embusqués qui ne vous louperont pas, un alien ? Pourquoi pas après tout, quand notre imagination s’emballe

Dans votre esprit cette peur se traduit en panique.

« Et si je fais ça ? Qu’est-ce que je vais devenir ?…. »

« Oh mon Dieu, je ne peux pas faire ça, c’est trop risqué ! »

On finit ainsi par s’auto convaincre de ne surtout rien changer à notre inconfort qui nous rend pourtant malheureux comme les pierres !

Or le « risque » n’est-il pas de rester dans cette vision des choses et de voir les semaines, les mois, les années filer sans que rien ne change et que votre mal être augmente proportionnellement ?

 

L’ outil radical pour vous faire passer à l’action

Je vous présente ainsi un outil radical pour changer votre point de vue et briser votre plafond de verre. Mon outil, c’est aussi celui de Cyrille de Lasteyrie ! Il a en effet tout compris !

Quand j’ai visionné ce TEDxParis, j’ai trop adoré ! Son truc à lui pour relativiser un « risque » à prendre : penser à sa propre mort ! D’accord à 3000 %, c’est aussi mon truc !

C’est exactement ce qui m’a fait passer à l’acte et prendre ma vie à bras le corps ! Et c’est totalement l’état d’esprit de mon coaching existentiel et du processus de transformation EVEIL que je vous propose afin de briser votre plafond de verre et changer votre vie !

Quand vous n’en pouvez plus de votre vie, arrêtez d’alimenter le mulot dans votre tête avec des scénarios catastrophes et des excuses stériles : regardez objectivement les faits et dépassez vos peurs : vous n’avez pas grand chose à perdre ! D’ailleurs, la vie c’est déjà risqué : la preuve on meurt à la fin ! 😉

Changez votre état d’esprit et le risque devient une chance !

 

Quel job ? Et si le problème c’était que tu veuilles choisir ?

Quel job ? Et si le problème c’était que tu veuilles choisir ?

« Et vous, vous voul(i)ez faire quoi plus tard ? »

 

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 Ben j’sais pas, j’ai pas envie de choisir en fait…

 

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Et toi, tu veux faire quoi quand tu seras grand ?

Si vous n’êtes pas sûr de vouloir faire le même job pour le reste de votre vie, ou même d’être salarié, rassurez-vous, vous n’êtes pas seul !

A l’occasion d’un discours illuminant, l’écrivain et artiste Emilie Wapnick décrit le type de personnes qu’elle appelle « multi-potentialistes » : ceux qui ont toute une palette d’intérêts et de métiers pendant leur vie, et qui ne veulent pas se limiter ! En êtes-vous un ? Pour en avoir une idée, regardez cette vidéo. Paniquez pas ! Si vous êtes nul en anglais, y’a des sous-titres ! 😉

Pour choisir la langue du sous-titrage : cliquer en bas à droite  de la vidéo sur bulle avec 3 petits points.

Et si tu devenais entrepreneur ?

Mais oui, après tout ? Si vous ne trouvez pas votre place dans le salariat, pourquoi ne pas imaginer votre emploi, une forme nouvelle de travail, une forme qui vous corresponde et qui vous permettrait d’être pleinement vous-même ?

Dans ce contexte économique qui impose toujours plus de « souplesse », d’abus en tout genre et de moins en moins de rémunération ou de place pour les jeunes, pourquoi devoir choisir une voie et une seule ? Pourquoi ne pas exprimer tout ce que vous êtes au travers de plusieurs talents, de manière isolée ou sous forme de synergie créant alors une forme unique de service ? Et devenir votre propre patron ! Demain tous patrons ? Chiche !

C’est ainsi que Jacques Attali, dans son livre Devenir Soi, voit la société et le monde du travail de demain :  n’attendez plus rien des dirigeants et créez votre activité. C’est également ainsi que Satish Kumar, auteur de « Tu es donc je suis » encourage ses étudiants chaque fois qu’ils lui demandent son avis à propos d’un choix de carrière. « Create your own business! ». L’économiste Jean-Marc Daniel, professeur à l’école de commerce ESCP Europe, confie que dans 50 ans, 50% des travailleurs seront indépendants et qu’à l’avenir, il sera plus facile de trouver un client qu’un emploi !

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Pascal Terrasse, le Député de l’Ardèche n’en pense pas moins : « Si la génération précédente (retraités d’aujourd’hui), qui a vécu les Trente Glorieuses et l’apogée de l’ère industrielle, envisageait de se former dans le but d’occuper un «emploi à vie» dans une seule et même entreprise, les aspirations des générations suivantes ont sensiblement évolué.

Ma génération, entrée sur le marché du travail dans les années 80, a eu une tout autre approche : la nécessité de flexibilité afin de pouvoir convenir à plusieurs employeurs, d’adapter sa formation aux différentes situations de la vie. La génération actuelle est plus en quête de sens, s’imagine plus indépendante, loin du salariat traditionnel, et se projette dans le concept du self-emploi […]

Le système économique n’érige désormais plus le salariat comme la norme et de nouvelles formes d’emplois apparaissent : auto-entrepreneurs, «crowdsourcing» rémunéré, indépendants, «slashers». Non seulement le mythe de l’entrepreneur – sorti de son garage – se démocratise dans la société, mais la nouvelle génération aspire à créer de la valeur différemment : social et solidaire, collaboratif, coopératif. »

Nouvelle époque, nouvelle génération, nouvelles envies !

 

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Et si vous sortiez du cadre !

C’est vraiment un mouvement de fond… Comme le dit Axelle Tessandier (manager faisant partie de la génération Y) lors d’une conférence Vitaelia 2015 :  » L’entreprise pour ma génération, ne fait plus rêver […]  Regardez autour de vous. Il y a un mouvement actuel « Do it yourself » (Faites-le vous-même : créez votre job). En fait, je pense qu’à l’avenir, il faudra créer son travail, et même le créer en entreprise quand vous êtes malheureux du cadre qu’on vous a donné : sortez du cadre et prouvez qu’il y a autre chose à faire […] J’ai des amis qui sont très heureux en entreprise mais qui ont créé leur « cadre » à côté. L’entrepreneuriat n’est pas un rêve ni une liberté et il faut gérer l’incertain, donc ce n’est pas fait pour tout le monde. Il faut être prêt, être obsédé par un sens de liberté pour devenir entrepreneur« .

Mais aujourd’hui, en France, le statut d’autoentrepreneur a changé le rapport à la création d’entreprise. Il y associe la notion de liberté mais surtout de légèreté. Alors pourquoi ne pas essayer quelque chose qui vous ressemble ? Observez le monde, ce qui vous interpelle, ce qui vous attire, là où vous excellez, les besoins qui émergent et vous aurez peut-être une idée géniale ! Et comme le dit Emilie Wapnick, c’est souvent à l’intersection de deux univers apparemment étrangers que se créent parfois de nouveaux concepts surprenants et intéressants.

Pour des idées inspirantes, regardez plutôt ici.

Pourquoi pas déjà pendant tes études ?

 

computer-1185626_1280Créer son entreprise tout en poursuivant ses études, est une façon de développer son projet sans attendre de quitter les bancs de l’école. Lancé à cet effet en 2014, le statut national d’étudiant entrepreneur (SNEE) est malheureusement peu connu et n’a été adopté que par 1 894 étudiants (en savoir plus sur Le Monde Campus ici). Principales qualités nécessaires : être « combatif », « déterminé » et « optimiste ». Un état d’esprit obligatoire pour mener de front cursus académique et responsabilités inhérentes à la gestion d’une start-up. Pourtant apprécié, le dispositif manque de visibilité : 4 étudiants sur 10 disent n’en avoir jamais entendu parler. Mais dès qu’ils en ont connaissance, plus de 30% sont intéressés ! (pour plus d’infos, voir mon onglet liens utiles)

Et si tu as :

  • moins de 26 ans, que tu es étudiant porteur de projet et/ou entrepreneur, tu peux tenter ta chance pour gagner jusqu’à 10 000 € auprès de Innovons ensemble Moovjee.
  • moins de 23 ans, que tu es fluent en anglais, que tu veux arrêter tes études pour te dédier corps et âme à ton super projet de création d’entreprise révolutionnaire : tu peux postuler à la fondation Thiel pour une bourse de 78 000 € !

Le salariat n’a pas toujours été la norme…

 

Ben non ! Historiquement parlant, le salariat n’a pas toujours été la norme et son hégémonie est très récente. Voyons d’abord l’origine du mot salariat : « ration de sel de soldat », « personne à la solde ou à gage », « personne engagée qui renonce provisoirement à sa liberté pour satisfaire une mission ». Au XIXème siècle, le salariat était connoté péjorativement, on parlait même d' »indigne salariat » ! Ce n’est qu’à partir de 1890 que le droit du travail a progressé et que l’expression « contrat de travail » est apparue en 1901.

Avant, les métiers « dignes » des « gens de métier » (professions libérales, hommes de loi, médecins, charpentiers…) étaient régis par des corporations tandis que « les gens de peine » (journaliers, domestiques, manœuvres) n’avaient aucun statut ni protection. Les premiers salariés de l’histoire n’avaient donc ni métier, ni qualification. Au XIXème siècle, les ouvriers travaillaient dans des conditions déplorables, six jours par semaines et de 12 à 15 heures par jour. Ils étaient néanmoins très peu payés. Leurs lieux de travail n’étaient pas sécurisés et il y avait toujours des accidents. Olivier Marchand l’explique dans Salariat et non-salariat dans une perspective historique.

ouvrier 19èmeJusqu’au XIXème siècle, les « salariés » représentaient une classe minoritaire, souvent misérable et avec un statut très incertain : les gens louaient leurs services ponctuellement et les ancêtres des intérimaires s’appelaient « journaliers » (on louait leurs services à la journée).

Pour beaucoup, les revenus irréguliers étaient une misère et permettaient tout juste de subsister, s’approchant plutôt de la corvée féodale. Au début du XIXème siècle, la France était d’ailleurs un pays majoritairement rural où artisans, paysans et petits commerçants formaient le gros de la population active.

En guise d’illustration, en 1851, sur l’ensemble des actifs, les salariés représentaient 48,3% contre 89,2% en 1997 ! C’est avec la révolution industrielle que le salariat a pris son essor notamment poussé par un besoin important d’ouvriers, et le statut a fini de se généraliser après la 2nde guerre mondiale.

… et ne le sera probablement plus demain !

 

laptop-900646_1920Or, avez-vous remarqué ? Le monde du travail est en pleine mutation. Les analyses le confirment : une révolution est en marche et le monde du travail de demain ne sera plus le même. D’une part, le travail indépendant et l’entrepreneuriat progressent déjà et ont un bel avenir devant eux. Il y aura de plus en plus de travailleurs indépendants, répondant à des tâches isolées et le travail sera lui aussi multiple et changeant. D’où l’idée de ne pas mettre ses oeufs dans le même panier en devenant slasher.

D’autre part, l’avenir appartiendra aux créatifs, aux artistes car de plus en plus de tâches logiques ou physiques (concernant les tâches de production de masse) seront effectuées par des robots. Or, jusqu’à preuve du contraire, les robots ne pourront jamais imaginer ou éprouver comme des humains.

Dernier point, je pense sincèrement qu’il va y avoir un retour à la terre et à une production locale. C’est déjà en marche (fermes d’avenir, boom de l’artisanat…) et cela est souhaitable éthiquement et écologiquement parlant ! 🙂

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Alors si vous êtes passionné par plusieurs choses, et que vous aimez le sentiment de liberté par-dessus tout… Pensez à l’entrepreneuriat ! Il faut juste déterminer le meilleur chemin à prendre pour acquérir les compétences nécessaires à votre projet de vie et à quoi vous voulez qu’il ressemble (et c’est ici que ça se passe !).

J’utilise volontairement de vie au lieu de professionnel, car un métier fait partie intégrante de la vie. Et encore plus quand on est entrepreneur, notre vie et notre business ne font qu’un ! Et une vie alliant passions et job, c’est tout de même plus fun, non ?

 

Alors vous voul(i)ez faire quoi plus tard ?