Ne cherchez pas… Vous êtes ici !

Ne cherchez pas… Vous êtes ici !

Souvenons-nous de qui nous sommes…

 

« Pour savoir où l’on va, il faut savoir d’où l’on vient » – Proverbe africain

 

 

humain photoC’est un peu comme en forêt ou en ville, vous savez le fameux plan avec marqué en rouge « Vous êtes ici ». Vous voyez ? La vie c’est pareil : pour cheminer en conscience, il faut déjà savoir où on est, d’où l’on part, et où on va. Je le répète car c’est important : il faut être conscient de où l’on est. Car dans toute expérience, il convient d’observer un phénomène dans son contexte afin de bien comprendre toutes les interactions et ce qui se passe, ce qui est en jeu. Nous sommes des humains et nous sommes sur Terre les amis ! Talaaa !

Quel que soit le miracle qui a permis notre existence. Je vais planter le décor tout de suite : nous sommes tous insignifiants dans l’univers. Je ne veux pas dire inutiles, je veux juste dire insignifiants et tout petits, si fragiles ! Notre vie tient à si peu de choses !

Il ne suffit pas de le comprendre intellectuellement, il faut l’intégrer. J’entends par là, le ressentir au niveau de votre corps, de chacune de vos cellules. Pour cela, j’ai eu envie de vous faire partager les propos de Carl Sagan, scientifique et astronome américain à l’origine du programme SETI, qui a vraiment saisi la quintessence de ce sentiment capital d’insignifiance. (suite…)

Quel job ? Et si le problème c’était que tu veuilles choisir ?

Quel job ? Et si le problème c’était que tu veuilles choisir ?

« Et vous, vous voul(i)ez faire quoi plus tard ? »

 

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 Ben j’sais pas, j’ai pas envie de choisir en fait…

 

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Et toi, tu veux faire quoi quand tu seras grand ?

Si vous n’êtes pas sûr de vouloir faire le même job pour le reste de votre vie, ou même d’être salarié, rassurez-vous, vous n’êtes pas seul !

A l’occasion d’un discours illuminant, l’écrivain et artiste Emilie Wapnick décrit le type de personnes qu’elle appelle « multi-potentialistes » : ceux qui ont toute une palette d’intérêts et de métiers pendant leur vie, et qui ne veulent pas se limiter ! En êtes-vous un ? Pour en avoir une idée, regardez cette vidéo. Paniquez pas ! Si vous êtes nul en anglais, y’a des sous-titres ! 😉

Pour choisir la langue du sous-titrage : cliquer en bas à droite  de la vidéo sur bulle avec 3 petits points.

Et si tu devenais entrepreneur ?

Mais oui, après tout ? Si vous ne trouvez pas votre place dans le salariat, pourquoi ne pas imaginer votre emploi, une forme nouvelle de travail, une forme qui vous corresponde et qui vous permettrait d’être pleinement vous-même ?

Dans ce contexte économique qui impose toujours plus de « souplesse », d’abus en tout genre et de moins en moins de rémunération ou de place pour les jeunes, pourquoi devoir choisir une voie et une seule ? Pourquoi ne pas exprimer tout ce que vous êtes au travers de plusieurs talents, de manière isolée ou sous forme de synergie créant alors une forme unique de service ? Et devenir votre propre patron ! Demain tous patrons ? Chiche !

C’est ainsi que Jacques Attali, dans son livre Devenir Soi, voit la société et le monde du travail de demain :  n’attendez plus rien des dirigeants et créez votre activité. C’est également ainsi que Satish Kumar, auteur de « Tu es donc je suis » encourage ses étudiants chaque fois qu’ils lui demandent son avis à propos d’un choix de carrière. « Create your own business! ». L’économiste Jean-Marc Daniel, professeur à l’école de commerce ESCP Europe, confie que dans 50 ans, 50% des travailleurs seront indépendants et qu’à l’avenir, il sera plus facile de trouver un client qu’un emploi !

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Pascal Terrasse, le Député de l’Ardèche n’en pense pas moins : « Si la génération précédente (retraités d’aujourd’hui), qui a vécu les Trente Glorieuses et l’apogée de l’ère industrielle, envisageait de se former dans le but d’occuper un «emploi à vie» dans une seule et même entreprise, les aspirations des générations suivantes ont sensiblement évolué.

Ma génération, entrée sur le marché du travail dans les années 80, a eu une tout autre approche : la nécessité de flexibilité afin de pouvoir convenir à plusieurs employeurs, d’adapter sa formation aux différentes situations de la vie. La génération actuelle est plus en quête de sens, s’imagine plus indépendante, loin du salariat traditionnel, et se projette dans le concept du self-emploi […]

Le système économique n’érige désormais plus le salariat comme la norme et de nouvelles formes d’emplois apparaissent : auto-entrepreneurs, «crowdsourcing» rémunéré, indépendants, «slashers». Non seulement le mythe de l’entrepreneur – sorti de son garage – se démocratise dans la société, mais la nouvelle génération aspire à créer de la valeur différemment : social et solidaire, collaboratif, coopératif. »

Nouvelle époque, nouvelle génération, nouvelles envies !

 

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Et si vous sortiez du cadre !

C’est vraiment un mouvement de fond… Comme le dit Axelle Tessandier (manager faisant partie de la génération Y) lors d’une conférence Vitaelia 2015 :  » L’entreprise pour ma génération, ne fait plus rêver […]  Regardez autour de vous. Il y a un mouvement actuel « Do it yourself » (Faites-le vous-même : créez votre job). En fait, je pense qu’à l’avenir, il faudra créer son travail, et même le créer en entreprise quand vous êtes malheureux du cadre qu’on vous a donné : sortez du cadre et prouvez qu’il y a autre chose à faire […] J’ai des amis qui sont très heureux en entreprise mais qui ont créé leur « cadre » à côté. L’entrepreneuriat n’est pas un rêve ni une liberté et il faut gérer l’incertain, donc ce n’est pas fait pour tout le monde. Il faut être prêt, être obsédé par un sens de liberté pour devenir entrepreneur« .

Mais aujourd’hui, en France, le statut d’autoentrepreneur a changé le rapport à la création d’entreprise. Il y associe la notion de liberté mais surtout de légèreté. Alors pourquoi ne pas essayer quelque chose qui vous ressemble ? Observez le monde, ce qui vous interpelle, ce qui vous attire, là où vous excellez, les besoins qui émergent et vous aurez peut-être une idée géniale ! Et comme le dit Emilie Wapnick, c’est souvent à l’intersection de deux univers apparemment étrangers que se créent parfois de nouveaux concepts surprenants et intéressants.

Pour des idées inspirantes, regardez plutôt ici.

Pourquoi pas déjà pendant tes études ?

 

computer-1185626_1280Créer son entreprise tout en poursuivant ses études, est une façon de développer son projet sans attendre de quitter les bancs de l’école. Lancé à cet effet en 2014, le statut national d’étudiant entrepreneur (SNEE) est malheureusement peu connu et n’a été adopté que par 1 894 étudiants (en savoir plus sur Le Monde Campus ici). Principales qualités nécessaires : être « combatif », « déterminé » et « optimiste ». Un état d’esprit obligatoire pour mener de front cursus académique et responsabilités inhérentes à la gestion d’une start-up. Pourtant apprécié, le dispositif manque de visibilité : 4 étudiants sur 10 disent n’en avoir jamais entendu parler. Mais dès qu’ils en ont connaissance, plus de 30% sont intéressés ! (pour plus d’infos, voir mon onglet liens utiles)

Et si tu as :

  • moins de 26 ans, que tu es étudiant porteur de projet et/ou entrepreneur, tu peux tenter ta chance pour gagner jusqu’à 10 000 € auprès de Innovons ensemble Moovjee.
  • moins de 23 ans, que tu es fluent en anglais, que tu veux arrêter tes études pour te dédier corps et âme à ton super projet de création d’entreprise révolutionnaire : tu peux postuler à la fondation Thiel pour une bourse de 78 000 € !

Le salariat n’a pas toujours été la norme…

 

Ben non ! Historiquement parlant, le salariat n’a pas toujours été la norme et son hégémonie est très récente. Voyons d’abord l’origine du mot salariat : « ration de sel de soldat », « personne à la solde ou à gage », « personne engagée qui renonce provisoirement à sa liberté pour satisfaire une mission ». Au XIXème siècle, le salariat était connoté péjorativement, on parlait même d' »indigne salariat » ! Ce n’est qu’à partir de 1890 que le droit du travail a progressé et que l’expression « contrat de travail » est apparue en 1901.

Avant, les métiers « dignes » des « gens de métier » (professions libérales, hommes de loi, médecins, charpentiers…) étaient régis par des corporations tandis que « les gens de peine » (journaliers, domestiques, manœuvres) n’avaient aucun statut ni protection. Les premiers salariés de l’histoire n’avaient donc ni métier, ni qualification. Au XIXème siècle, les ouvriers travaillaient dans des conditions déplorables, six jours par semaines et de 12 à 15 heures par jour. Ils étaient néanmoins très peu payés. Leurs lieux de travail n’étaient pas sécurisés et il y avait toujours des accidents. Olivier Marchand l’explique dans Salariat et non-salariat dans une perspective historique.

ouvrier 19èmeJusqu’au XIXème siècle, les « salariés » représentaient une classe minoritaire, souvent misérable et avec un statut très incertain : les gens louaient leurs services ponctuellement et les ancêtres des intérimaires s’appelaient « journaliers » (on louait leurs services à la journée).

Pour beaucoup, les revenus irréguliers étaient une misère et permettaient tout juste de subsister, s’approchant plutôt de la corvée féodale. Au début du XIXème siècle, la France était d’ailleurs un pays majoritairement rural où artisans, paysans et petits commerçants formaient le gros de la population active.

En guise d’illustration, en 1851, sur l’ensemble des actifs, les salariés représentaient 48,3% contre 89,2% en 1997 ! C’est avec la révolution industrielle que le salariat a pris son essor notamment poussé par un besoin important d’ouvriers, et le statut a fini de se généraliser après la 2nde guerre mondiale.

… et ne le sera probablement plus demain !

 

laptop-900646_1920Or, avez-vous remarqué ? Le monde du travail est en pleine mutation. Les analyses le confirment : une révolution est en marche et le monde du travail de demain ne sera plus le même. D’une part, le travail indépendant et l’entrepreneuriat progressent déjà et ont un bel avenir devant eux. Il y aura de plus en plus de travailleurs indépendants, répondant à des tâches isolées et le travail sera lui aussi multiple et changeant. D’où l’idée de ne pas mettre ses oeufs dans le même panier en devenant slasher.

D’autre part, l’avenir appartiendra aux créatifs, aux artistes car de plus en plus de tâches logiques ou physiques (concernant les tâches de production de masse) seront effectuées par des robots. Or, jusqu’à preuve du contraire, les robots ne pourront jamais imaginer ou éprouver comme des humains.

Dernier point, je pense sincèrement qu’il va y avoir un retour à la terre et à une production locale. C’est déjà en marche (fermes d’avenir, boom de l’artisanat…) et cela est souhaitable éthiquement et écologiquement parlant ! 🙂

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Alors si vous êtes passionné par plusieurs choses, et que vous aimez le sentiment de liberté par-dessus tout… Pensez à l’entrepreneuriat ! Il faut juste déterminer le meilleur chemin à prendre pour acquérir les compétences nécessaires à votre projet de vie et à quoi vous voulez qu’il ressemble (et c’est ici que ça se passe !).

J’utilise volontairement de vie au lieu de professionnel, car un métier fait partie intégrante de la vie. Et encore plus quand on est entrepreneur, notre vie et notre business ne font qu’un ! Et une vie alliant passions et job, c’est tout de même plus fun, non ?

 

Alors vous voul(i)ez faire quoi plus tard ?